Les Belges préfèrent de plus en plus souvent l'essence au diesel

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Pendant des décennies, les moteurs diesel ont régné en maîtres sur le parc automobile belge. Mais aujourd'hui, les choses commencent à changer : les consommateurs qui achètent une nouvelle voiture optent de plus en plus souvent pour une motorisation à essence. La suppression des primes au CO2, qui avantageaient principalement les partisans du diesel, y contribue sans le moindre doute.

À côté de la suppression des primes au CO2 pour les voitures diesel, la différence de prix entre les deux carburants à la pompe ne cesse de s'atténuer. Pour respecter une législation Euro 5 et Euro 6 de plus en plus stricte, les émissions d'un moteur diesel doivent passer par un traitement complexe et onéreux. Toutefois, il est plus facile de rendre « propres » leurs cousins fonctionnant à l'essence, sans compter qu'il faut aligner un nombre certain de kilomètres pour qu'un moteur diesel devienne financièrement avantageux.

En 2010, on comptait 76% de diesels pour 24% de voiture à essence sur le marché des voitures neuves. Trois ans plus tard, ces proportions étaient revenues à 65 et 35 pour cent. La « diésélisation » semble donc ralentir, même si la majeure partie du parc automobile belge continue à rouler au diesel. Sur un total de près de 5,5 millions de voitures, 3,4 millions roulent au diesel et 2 millions à l'essence.

Évolution vers l'essence

Le VAB, une organisation proposant des services d'assistance dépannage et voyage, a récemment calculé la différence de coût au kilomètre entre les deux types de motorisations, et en a conclu qu'il faut souvent parcourir plus de 20.000 kilomètres par an pour atteindre le point où un diesel devient financièrement rentable.
L'évolution en douceur vers un nombre plus élevé de voitures à essence intervient aussi depuis que de nombreux constructeurs proposent des blocs moteurs compacts et moins gourmands. Le développement des moteurs à essence actuels, à injection directe et équipés du turbo, s'est accéléré ces dernières années.

Autres solutions

Pour les systèmes de propulsion et les carburants alternatifs, le climat n'est pas vraiment favorable puisqu’en 2013, les hybrides (électriques, GNC ou LPG) ne représentaient que 1,1 pour cent du parc automobile belge. Nous avons donc beaucoup de retard sur les autres pays d'Europe, et l'infrastructure pour les voitures roulant à l'électricité ou au gaz naturel fait défaut.

La Febiac prône un revirement complet en matière de fiscalité automobile : « Afin d'encourager le remplacement des véhicules les plus âgés, il s'avère plus que jamais nécessaire de "verduriser" la taxe de circulation annuelle en remplaçant le critère CV fiscaux (basé sur la cylindrée) obsolète par les critères environnementaux du CO2 et des normes Euro. »