Les voitures sans conducteur, armes de destruction ?

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En mai dernier, Google présentait son prototype de voiture autonome, ne nécessitant aucune action directe des passagers pour les mener à bon port. Une technologie sur laquelle travaillent la majorité des constructeurs, les plus avancés nous promettant leur arrivée sur le marché endéans les 10 ans. Du moins, lorsque la législation le permettra. Et ça ne semble pas être gagné !

En effet, la voiture sans conducteur pose beaucoup de questions, notamment de la réactivité en situation d’urgence, de la responsabilité en cas d’accident, etc. Mais ce qui inquiète surtout le FBI, c’est l’usage que pourraient en faire les criminels. Dans l’un de ses rapports, l’agence gouvernementale américaine estime en effet qu’il existe un risque réel que certains d’entre eux utilisent une voiture autonome pour prendre la fuite, et puissent alors «s’adonner à des tâches qui nécessitent leurs deux mains ou de détourner le regard de la route, ce qui est impossible aujourd’hui». Un autre risque pointé du doigt est la possibilité que ces voitures ne deviennent des «kamikazes» entre de mauvaises mains.

Le rapport conclut que «L’autonomie [des véhicules] va rendre la mobilité plus efficiente, mais va aussi ouvrir de nouvelles perspectives pour une utilisation détournée, faisant des voitures des armes mortelles potentielles plus qu’elles ne le sont aujourd’hui». Une note positive tout de même : «La surveillance sera plus facile et efficace, avec beaucoup moins de chance qu’un véhicule de patrouille ne perde la trace de sa cible».

Alors, pour ou contre les voitures autonomes ?