ESSAI Fiat 500 : en faire plus sans en faire trop !

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Il fallait bien, après 8 années de succès, faire évoluer cette 500.  Pour Fiat, il s’agissait toutefois de ne pas dénaturer l’icône : côté look, les changements se font donc discrets.  Mais le contenu remet-il la Cinquecento au niveau que l’on est en droit d’attendre en 2015 ?

La « nuova 500 » a merveilleusement surfé sur la vague des « remakes » automobiles : 1,5 million d’exemplaires en 8 ans ! Pas question, dès lors, de modifier en profondeur un design aussi populaire.  Les accros, nombreux, respirent ! Fiat a donc travaillé sur d’autres axes : l’écologie, la connectivité, la sécurité et la personnalisation.

Pas un Turinois ne se sera retourné sur cette nouvelle 500 testée autour du site, lui aussi mythique, du Lingoto.  Il faut en effet avoir l’œil plus qu’attentif pour déceler les nouvelles optiques LED, les boucliers et la calandre plus marqués, ou encore cette tôle apparente au milieu des feux arrière.  

Personnalisation maxi

L’habitacle n’est pas davantage transfiguré.  Un couvercle pour la boîte à gant, un écran central… La connectivité, par contre est soignée, avec notamment un port USB et, sur certaines versions, la compatibilité avec votre smartphone, l’accès à Deezer ou à la navigation via TomTom.

Point de vue personnalisation, chacun pourra dorénavant laisser libre-court à ses envies : 13 teintes extérieures, éventuellement assorties d’une « second skin » (camouflage, ethnics, etc.), pas moins de 8 atmosphères intérieures, avec toujours 3 niveaux d’équipement (radio 6 HP dès la version de base Pop – toit panoramique et écran tactile sur la « lounge »), et une centaine d’équipements optionnels.  N’oublions pas les packs dont la Cult, toujours aussi ravissante dans sa livrée en cuir, et la City offrant les capteurs de parking.  Le cabrio reste évidemment au programme.  Les prix sont rigoureusement inchangés (à partir de 12.590 euros), et la banque FCA (en collaboration avec le crédit agricole) propose diverses formules de financement.  La Belgique offre notamment un achat en deux temps : 50% tout de suite, 50% après deux ans.

Presque confortable

Dans ce gabarit fondamentalement urbain, l’habitabilité ne peut guère faire de miracles. Le confort aux places avant évolue toutefois de manière sensible grâce à des sièges améliorés, des suspensions et un freinage optimisés, ainsi qu’une insonorisation en net progrès.  De quoi apprécier la généreuse offre en motorisation, enrichie par un intéressant moteur essence 1.2 qui développe 69 chevaux et émet à peine 99g C02/km.  Fiat reste le champion des petites motorisations et ne néglige pas le diesel, son 1.3 turbo diesel développant 95 chevaux pour 89g de CO2.  On dit bravo, surtout en accouplant le groupe propulseur à la boîte manuelle, la boîte robotisée restant malheureusement un peu paresseuse en l’absence d’un double embrayage trop coûteux dans ce segment.

Conclusion

Pas de nouvelle, bonne nouvelle ! Fiat n’a pas cédé au changement pour le changement, et les nombreux amoureux de la 500 s’en réjouiront.   Les nombreuses évolutions, certes peu visibles, n’en sont pas moins sensibles.  La 500 reste définitivement un modèle à part, authentiquement Fiat, et terriblement attachant.

 

La 500 1.2 en quelques chiffres

Moteur : 4 cylindres, essence, 1.242cc, 69ch, 102Nm.

Transmission : aux roues avant.

Boîte : manuelle (robotisée en option).

Dimension (L/l/h en mm) : 3.570/1.300/1.490

Poids à vide : 865 kg

0 à 100 km/h : 12,9 sec.

Points positifs

- Personnalité iconique préservée

- Confort/insonorisation améliorés

- Multitude de personnalisations possibles

- Connectivité au goût du jour

Points négatifs

- Boîte robotisée (option) assez lente

- Base vieillissante

 
Prix : 12.590 € TVAC

Puissance : 69 ch

V-max : 160 km/h

Conso. mixte : 4,9 l/100km

CO2 : 99 g/km