ESSAI Lexus GS : Choix hybride

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À l’occasion de son face-lift, Lexus perfectionne sa grande berline GS et laisse toujours le choix aux acheteurs entre deux solutions hybrides affichant 181 ou 345 chevaux.

Avec ses GS300h et 450h, Lexus se targue d’être le seul constructeur à proposer une berline premium offrant deux possibilités d’hybridation. Un choix technique différent face aux trois constructeurs premiums allemands, Audi, BMW et Mercedes et leurs berlines diesels. Dans le cas de la GS300h, Lexus fait appel à une solution mêlant moteur électrique et essence 4 cylindres tandis que la GS450h compte sur une association avec un 6 cylindres pour un surcroît de performances et de caractère. 

Modernisée

Arrivée à mi-carrière, la GS se voit maintenant remise à niveau par Lexus. Les modifications apportées concernent l’apparition de nouvelles jantes et de faces avant et arrière modernisées qui se mettent en adéquation avec les dernières productions de la marque sans verser, toutefois, dans l’excès. La nouvelle calandre, bien que plus grande, ne se montre pas trop agressive tandis qu’un éclairage à LED fait son apparition sur la finition F-Sport.

Cette dernière se distingue par des éléments de style encore plus dynamiques tels que des jantes de 19 pouces, un spoiler arrière et un pare-chocs avant spécifiques. L’habitacle se montre toujours aussi spacieux même si les places arrière pourraient se montrer plus accueillantes. La finition ne souffre d’aucune critique et se montre au niveau des concurrents premiums.

L’écran central est toujours aussi grand (12,3 pouces) mais bénéfice d’une interface légèrement revue qui comprend, notamment, l’affichage bien utile de la carte du GPS sur toute sa surface. La commande s’effectue toujours au moyen d’une originale souris.

Autre nouveauté apportée par ce restylage : le Lexus Safety System  +, qui comprend le régulateur de vitesse capable d’adapter sa vitesse au véhicule précédent grâce à une caméra, l’assistant au maintien de ligne, un système anticollision capable de détecter les piétons, les feux de route automatiques et la lecture des panneaux routiers. En option, il est également possible d’opter pour l’alerte de trafic arrière. 

Schizophrénie

Sur la route, la GS300h se montre confortable et très agréablement silencieuse, du moins lorsqu’on évolue à faible vitesse. En tirant un peu sur la mécanique, le déplaisant effet de moulin à café de la transmission E-CVT fait son apparition et on abandonne vite toute velléité de conduite trop dynamique. La GS300h n’est d’ailleurs pas conçue pour cela. Affichant des émissions de CO2 officielles de 104 grammes de CO2/km, elle intéressera plutôt les clients professionnels pour sa fiscalité avantageuse.

En adoptant une conduite coulée, nous avons pu consommer moins de 8l/100 km de moyenne sur un parcours urbain.

Les clients à la recherche de plus de sensations pourront se tourner vers la GS450h, qui affiche une puissance cumulée de 345 chevaux grâce à son moteur essence à 6 cylindres et au moteur électrique. Mode sport enclenché, elle offre des performances de haut niveau, un comportement routier à la hauteur, une sonorité agréable à hauts-régimes et un effet «moulin à café» en partie gommé.

ESSAI
COMPLEMENTAIRE

Lexus RC300h Moins extrême

Jusqu’à présent disponible uniquement en version F dotée d’un gros V8 de 477 chevaux, le coupé Lexus se voit maintenant proposé avec deux nouvelles motorisations dans un tout autre esprit. Place à une puissance diminuée de moitié avec une version hybride proposant le même ensemble mécanique que la GS300h. Il est ainsi possible pour ce coupé de s’élancer dans un silence royal grâce au moteur électrique avant qu’une pression un peu plus appuyée sur l’accélérateur ne réveille le 4 cylindres essence. Comme dans le cas de la GS300h, le moteur mouline malheureusement toujours autant et la RC300h offre des performances limitées en rapport avec sa puissance. Elle se montre, par contre, fiscalement intéressante face aux coupés allemands motorisés par des diesels.

Avec ses 252 chevaux, la RC200t fait mieux grâce à son nouveau moteur 2 litres apparu sur le NX l’an dernier et qui équipe maintenant de nombreux modèles de la marque japonaise. Elle parvient à offrir du plaisir de conduire à son conducteur, avec des performances correctes et une sonorité qui se révèle agréable en mode sport. Le comportement se montre à la hauteur même si on peut toutefois reprocher à cette rivale des Audi A5 et BMW Série 4 un train avant manquant un peu de précision et une direction au rendu trop artificiel. Lexus positionne d’ailleurs la RC200t comme un véhicule plus premium, destiné aux amateurs de belles carrosseries, que réellement sportif comme la RCF.




Conclusion

Avec cette GS restylée, Lexus offre une alternative intéressante face aux Allemandes, capable d’évoluer silencieusement en électrique tout en offrant des performances élevées, du moins en ce qui concerne la 450h. 



La GS300h en quelques chiffres

Moteur essence : 4 cylindres en ligne, 2.494cc; 181ch à 6.000tr/min; 221Nm de 4.200 à 5.400 tr/min

Moteur électrique : synchrone, 143ch, 300Nm.

Transmission : propulsion.

Boîte : CVT

L/l/h (mm) : 4.880/1.840/1.455

Poids à vide (kg) : 1.730

Volume du coffre (l) : 450

Réservoir (l) : 66

0 à 100 km/h (sec.) : 9



Prix : 44.990 € TVAC

Puissance : 223 ch

V-max : 190 km/h

Conso. mixte : 4,4 l/100km

CO2 : 104 g/km




Les autres motorisations 

GS450h : 345ch, 250km/h, 67.030€ TVAC

GS220t : 245ch, 230 km/h, 45.990€ TVAC