ESSAI Mazda MX5 Cup: d'une facilité déconcertante!

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La quatrième version du roadster à succès donne énormément de plaisir sur route. Et si on gagnait encore un peu de poids et qu'on la lâchait sur circuit !?

On vous rassure tout de suite : avant de dire quoi que ce soit sur cette voiture de course, dites-vous bien que vous aussi avez vos chances de la tester. Sur simulateur, mais également en vrai (voir encadré) !  Maintenant que toute frustration s'est échappée très loin de vous, nous pouvons vous faire part de nos premières impressions. La base de la Mazda MX-5 est une excellente base pour une voiture de course : son poids dépasse à peine la tonne et avec ça, inutile de mettre un moteur démoniaque sous le capot pour prendre du plaisir.

Voilà pourquoi la MX-5 Cup embarque tout simplement le 2.0 Skyactiv-G de série, sur lequel les ingénieurs sont venus greffer quelques subterfuges utiles à un meilleur refroidissement de celui-ci. Il affiche toujours 160 chevaux, peut-être un peu plus grâce à l'échappement libre qui, avec le potin qu'il fait, ne passe pas inaperçu! Sur circuit, il faut de bons freins et Mazda semble avoir confiance en ceux-ci vu qu'ils diffèrent à peine de la version de route. Ils ont été développé avec Brembo et l'ABS reste de rigueur. Finalement, côté technique, seuls les amortisseurs ont été réétudiés afin d'offrir un comportement encore meilleur. L'objectif principal ? Éviter les mouvements de caisse qui, bizarrement, donnent du plaisir sur route car on sent la voiture vivre ! Assez de blabla, comment vit la MX-5 Cup sur circuit ?

A peine dépaysé

Le propriétaire d'une MX-5 ne sera pas totalement dépaysé. Les matériaux de bord amenant du poids superflu sont naturellement supprimés. Mais le tunnel central reste le même, l'excellente commande de boîte aussi. Un volant de course superbement signé Mazda prend place devant les compteurs habituels, sur lesquels un afficheur de données digital a été greffé. Avec celui-ci, on perçoit plus facilement la vitesse enclenchée et les diodes qui passent du vert au rouge nous incitent à changer les rapports plus aisément. Finalement, le plus compliqué est certainement l'accès à bord : il faut se glisser entre les tubulures de l'arceau, pour se placer dans le baquet situé encore plus près du sol que sur la MX-5 de série. L'occasion de se rendre compte que le pédalier ne change pas non plus. On attache son harnais et c'est parti ! 

Châssis sous-motorisé

Même casqué, le bruit de l'échappement se révèle assourdissant. Et il invite au sport ! Passer d'un rapport à l'autre reste un régal avec une telle commande de boîte : les débattements sont courts et se calent correctement mais on s'aperçoit vite que les rapports sont juste un peu longs pour un usage circuit. Dans le premier virage, malgré une vitesse élevée, on se rend directement compte du travail effectué sur le châssis. Les ingénieurs ont avoué avoir adoré travailler sur le réglage des liaisons au sol. La rigidité est au rendez-vous. Et avec des pneus slicks, cela change la donne également. Le grip est phénoménal ! Pour être efficace, vu le petit» moteur, il faut donc garder un maximum de vitesse dans tous les virages en freinant tard et peu (même en tapant dans les freins, l'ABS n'est pas gênant). En fait, on se rend encore compte à quel point cette auto est sous-motorisée... Avis aux préparateurs : appelez-nous quand vous aurez monté la cavalerie aux alentours des 300 chevaux !


La MX-5 Cup en quelques chiffres

Moteur : 4 cylindres en ligne; 1.998cc; 160ch à 6.000tr/min; 200Nm à 4.600tr/min.

Transmission : aux roues arrière.

Boite : manuelle 6 rapports.

Poids à vide (kg) : env. 1.000

0 à 100 km/h (sec.) : 7,3

V-max : 214 km/h