Toyota Mirai : pas pour tout le monde

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Si un jour la Mirai, la berline fonctionnant à l’hydrogène de Toyota, débarque en Europe, il va falloir vous armer de patience. Car, si le lancement se passe de la même manière qu’au Japon et qu’aux Etats-Unis, il y a de fortes chances pour que vous vous désintéressiez du modèle en question.

La raison ? La voiture étant actuellement produite en un nombre limité d’exemplaires, Toyota essaie à tout prix de mettre la main sur des « propriétaires potentiels » répondant au mieux à ses critères. Ainsi, au pays de l’Oncle Sam, le constructeur organise des entretiens téléphoniques pour sélectionner les acheteurs et précise aux candidats qu’ils doivent absolument vivre en Californie pour espérer acquérir une Mirai. Pour l’heure, il est vrai que la Californie est l’Etat le mieux desservi en pompes à hydrogène.

Bref, si de nombreux Américains doivent être un rien frustrés, ils seront ravis d’apprendre que les candidats californiens auront l’impression de servir de cobayes. Car, lors du fameux entretien téléphonique, le constructeur enquête sur la situation géographique exacte du client (proximité des pompes à hydrogène) et pose des questions sur les préférences de conduite, Toyota essayant ainsi de déterminer les types de trajets qui seront effectués avec la Mirai.

Ensuite, l'éligibilité et la disponibilité de l'auto sont les deux critères pour confirmer au client s'il peut acquérir un exemplaire. Autrement dit, même après avoir étudié votre dossier, il n’est pas sûr que Toyota vous permette d’acquérir une Mirai. Vendue à 57.500 dollars l’unité, cette exclusivité n’a donc pas qu’un prix...

Et vous, accepteriez-vous d’être «choisi(e)» par Toyota pour rouler en Mirai ?