24 Heures 2 CV de Spa : Elle n’est pas belle la vie en Deuch ?

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Ce 15 et 16 octobre 2016 se tenait les 24 heures 2 CV de Spa-Francorchamps. Pour sa 32e édition, le spectacle était assuré par les différentes catégories tout le long de la course. Le tout dans une ambiance sportive et bon enfant caractérisée par l’envie des équipages présents de réussir à terminer l’épreuve tout en passant un week-end agréable.

Et ce n’est pas la pluie du début de course ni l’humidité et le froid de la nuit qui ternira le tableau. Sur la piste, les 73 2CV mélangées aux Citroën C1 invitées et aux Mini Anglaises ont donné à voir un spectacle passionnant. Dépassement audacieux, bagarres musclées, records de tour et parfois… accidents et pannes ont cassé la monotonie des 373 tours de circuit réalisés ce week-end. Une bagarre pour le podium a fait rage toute la nuit, trouvant son apogée à une heure de la fin en bouclant des tours à 3 minutes 20 pour une moyenne de 123 km/h malgré des mécaniques et des pilotes fatigués. Sur le podium, on retrouve les équipages 70 (CGS Racing Team), 5 (La botte) et 65 (GT Racing BNLL²) courant sur 2 CV Hybrides (2CV équipée d’un moteur de moto) particulièrement fiables et performantes.

D’autres équipages joueront de la malchance. Certaines voitures connaissent de gros problèmes de fiabilité tout le long de la course et le ballet des camions dépanneurs et des voitures tractées ont animé la voie des stands pendant les 24 heures. Aussi, un nombre important de voitures de sécurité sont sorties durant la compétition, donnant pour beaucoup d’équipages l’occasion de changer de pilotes et de vérifier si la voiture tourne bien. Le plus gros incident aura lieu en haut du raidillon, le moteur d’une voiture prend feu, mais le pilote est indemne et le Team, bien préparé, est arrivé à remettre la voiture sur la piste après quelques heures passées dans les stands.

Pour l’ECAM, la réussite est totale

Rappelez-vous, nous suivions l’équipage 66 des étudiants de l’ECAM qui présentait sa 2CV Hybride ce week-end. Après quelques soucis techniques rencontrés lors des essais du vendredi, la voiture prend le départ sans encombre le samedi en 43e position. La coureuse est performante. Dès les premiers tours, les trois pilotes s’en donnent à cœur joie et remontent jusqu’à la 23e place du classement général. Mais à 20 h 15, la voiture entre au stand plus tôt que prévu, la suspension arrière droite a cassé. L’équipage n’a pas la pièce neuve. Mais en cherchant, il trouve la pièce manquante chez le team voisin et passe 2 h 30 à souder et à bricoler la suspension. La voiture reprend la route en 59e position. Un coup dur pour l’ECAM dont le but est de terminer la course. Durant une heure, la voiture est très attentivement suivie depuis les paddocks et le verdict tombe : ça tient et le comportement de la voiture s’est même amélioré ! Pour marquer le coup, un des pilotes signe le meilleur temps du team : 3 : 29.658, c’est le soulagement. Dans sa remontée, la voiture connaitra quelques soucis techniques au niveau du moteur. Problèmes sans gravités qui seront rapidement résolus. L’ECAM Racing Team termine la course en 33e position au classement général en effectuant un total de 304 tours soit 2128 km parcourus à une moyenne de 90 km/h durant ces 24 heures. « Mission réussie » ont clamé les futurs ingénieurs, fatigués mais heureux et émus d’avoir porté ce projet à la réussite.

Des moteurs et de l’humanité

Un élément remarquable de ces 24 h de Spa-Francorchamps est l’entraide entre les différents équipages. Si sur la piste ce sont des adversaires, dans les paddocks ce sont surtout des passionnés désireux de terminer la course coute que coute. Et l’entraide fait partie de la course. Quand une voiture est immobilisée à son stand, rapidement les mécanos des teams voisins viennent aux nouvelles et proposent un coup de main. Pour l’ECAM, le Team DRM numéro 99 qui partageait le stand, sera d’une aide précieuse en ce qui concerne les ravitaillements et les conseils techniques pour pallier aux problèmes mécaniques rencontrés. Une aide qui sera rendue sans défauts quand cet équipage – qui faisait une très bonne course – sera contraint de changer de moteur à 3 heures de la fin. En une heure, mécanos de l’ECAM et de chez DRM remettent la voiture en route et le Team 99 peut terminer la course.

Des 24 heures riches en humanité et en spectacles. Les voitures fatiguées et les pilotes soulagés, terminent ces 24 h sous les acclamations des écuries qui n’ont qu’une chose à dire : vivement l’année prochaine !