Ce n’est pas un secret, les instances européennes souhaitent freiner les émissions de CO2 de façon drastique, dont celles générées par nos automobiles. Du coup, un plafond de 95 g CO2/km a été fixé pour 2021. Et 2021, c’est demain !

Nul doute que les constructeurs automobiles éprouveront pas mal de difficultés à atteindre ce palier d’ici deux ans et le moins que l’on puisse dire, c’est que les sanctions financières seront d’une ampleur sans précédent ! De quoi occasionner un sérieux impact sur les bénéfices des fabricants d’automobiles.

Les bons et les mauvais élèves

Si Toyota, Renault/Nissan, Volvo et Honda devraient être à même d’atteindre cet objectif, les autres en revanche pourraient être taxés d’une amende salée. Concrètement, si les voitures neuves mises sur le marché européen émettent encore plus de 95 gr/km en 2021, les constructeurs seront amenés à payer des amendes colossales à l’Union européenne, se chiffrant pour certains à des centaines de millions d’euros !

L’amende se calcule comme suit : 95 euros sont pris en compte par gramme de CO2 excédentaire et par voiture vendue. Un surplus d’émissions à hauteur de 10 grammes coûterait donc déjà aux constructeurs, rien que pour le marché belge où sont vendues chaque année quelque 550.000 voitures, une amende d’environ 500 millions d’euros, à répartir sur les constructeurs les plus polluants !

Un surcoût… pour les clients ?

Seules trois solutions se dégagent pour les contrevenants potentiels : assurer un suivi européen des ventes en fonction des rejets de CO2 afin d’adapter la commercialisation des véhicules à ces spécificités commerciales, développer les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables ou, enfin, adapter la future tarification à ces rejets de CO2 afin de compenser les amendes et les faire payer directement… par les clients.