Selon Greenpeace, l’industrie automobile mondiale était l’année dernière responsable de plus d’émissions de gaz à effets de serre que l’ensemble de l’Union européenne. Dans un manifeste assez laconique, l’organisation écologique dénonce les cinq constructeurs les plus polluants : le Groupe Volkswagen, l’Alliance Renault-Nissan, Toyota, General Motors et Hyundai-Kia.

Pour étayer ses dires, Greenpeace enfonce le clou en déclarant que l’empreinte carbone des véhicules vendus en 2018 en Belgique, si on prend en compte l’ensemble de leur cycle de vie, correspond à près d’un quart des émissions à effet de serre annuelles du pays. Malheureusement, Greenpeace ne fournit aucune explication quant au calcul qu’elle a effectué pour en arriver à pareil résultat. La pondération entre la fabrication, l’utilisation (émissions) et le recyclage des voitures n’est pas mentionnée.

Par ailleurs, l’organisation fustige les SUV qu’elle qualifie de « véhicules sportifs lourds et puissants qui sont un réel cauchemar pour le climat » et qui ont représenté 1/3 des ventes totales l’année dernière en Belgique. Greenpeace appelle dès lors les constructeurs à cesser la production de véhicules fonctionnant aux énergies fossiles d’ici 2028 pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Enfin, l’ONG appelle la Belgique à instaurer une date de fin de commercialisation des voitures essence et diesel, comme c’est le cas aux Pays-Bas, en France, en Inde et dans les pays scandinaves.