Parmi les mesures qu’il est difficile de contester, il y a le développement d’infrastructures routières plus sûres pour les usagers faibles, notamment les cyclistes. Pour ces derniers, une autre mesure prévoit l’obligation du port du casque jusqu’à l’âge de 14 ans. On peut également saluer la volonté d’instaurer le taux nul en matière d’alcool au volant pour les jeunes conducteurs… ou au guidon pour les motards ; ainsi que la généralisation du contrôle salivaire pour détecter l’usage de drogues au volant. Enfin, on ne peut qu’encourager un meilleur suivi psychologique et médical des victimes de la route et une accélération du processus de sanctions pour les infractions les plus graves.

Ce dernier point est toutefois à nuancer car Benoît Godart, le porte-parole de VIAS, précise qu’il devrait s’accompagner d’un fichier recensant tous les excès de vitesse du contrevenant, y compris les excès de vitesse légers.

Vitesse toujours

La vitesse est d’ailleurs toujours la bête noire de l’institut, quitte à ce que cela en devienne risible. Ainsi, parmi les autres mesures proposées, VIAS prône l’interdiction des avertisseurs de radars, alors que les systèmes tels que Coyote et Waze sont désormais des assistants de conduite à part entière. Autre mesure sujette à caution : la généralisation des « Zone 30 » dans les centres-villes et villages. Hors, selon nous, une vitesse aussi faible ne fait que diluer un peu plus l’attention des conducteurs, rendant la conduite d’autant plus dangereuse.

Privatisation

L’institut se pose en faveur d’une externalisation des contrôles de vitesse, en les confiant à des sociétés privées, comme c’est le cas en France. Là encore, bien que le porte-parole souligne que cela doit faire l’objet d’un contrôle strict et que « le chiffre d’affaire ne devra pas être lié au nombre de PV », on craint une verbalisation à tout-va pour atteindre des « quotas », en plus de soulever de sérieuses questions quant à la protection des données privées.

Enfin, VIAS aimerait que le développement des voitures autonomes soit favorisé. Une idée louable, mais le chemin est encore long avant une automatisation complète. Les déboires récents d’Uber en la matière en sont la preuve…