Bruxelles et Anvers sont les deux premières villes à avoir interdit l’accès aux véhicules plus polluants, ne répondant pas aux dernières normes d’émissions. Toutefois, il y a une exception pour les véhicules de plus de 30 ans en plaques O sur le territoire bruxellois. Quant à ceux qui désirent circuler dans la ville d’Anvers avec leur oldtimer, il leur faudra s’acquitter d’une autorisation de 180 € qui ne donne accès à la ville qu’un nombre limité de fois…

 

Et ce n’est qu’un début…

Ce ne sont là que les prémices d’une politique qui va s’étendre à tout le Royaume… En effet, la Wallonie a d’ores et déjà annoncé l’interdiction de circulation aux véhicules les plus polluants à partir de 2023. Dès 2026, les voitures non Euro 5 ne pourront circuler sur le territoire wallon ! Un drame pour les amateurs de voitures anciennes ? Pas forcément, car il y aura des exceptions. Les véhicules ne circulant pas plus de 3.000 km par an obtiendront en effet une dérogation.

 

De bonnes nouvelles tout de même ?

A en croire les dernières enquêtes de la Fédération Belge des Véhicules anciens, les propriétaires de voitures anciennes ne parcourent en moyenne que de 1.000 à 1.500 km par an au volant de leur véhicule chéri. L’impact est donc relativement marginal, d’autant que le pourcentage de voitures immatriculées en plaques O est lui aussi, très réduit. Les voitures anciennes, en Europe et surtout en Belgique, c’est aussi un business qui emploie plusieurs milliers de personnes, directement ou indirectement (vente, entretien, gardiennage, pièces détachées, presse, événement…).

 

Le « patrimoine » roulant a-t-il encore de beaux jours devant lui ?

Bien prétentieux est celui qui affirme connaître la réponse, mais une chose semble se dessiner : si d’inévitables contraintes à l’usage semblent se profiler (kilométrage limité, interdiction de circuler dans les LEZ), il y a fort à parier que ce n’est pas demain la veille que les Jaguar Type E et autres Renault 4CV arrêteront de circuler de temps à autres sur nos routes. Reste la question, essentielle et inévitable, de l’intérêt porté sur ce patrimoine par les plus jeunes générations… Et de ce qu’elles voudront en faire.