ESSAI Renault Koleos: une autre philosophie

|

Ce nouveau Koleos a été étudié en… Corée du Sud ! Du coup, il offre une personnalité incomparable à ses petits frères Captur et Kadjar. Portrait-robot du SUV Renault à l’attitude bien différente.

Il faut déjà remonter à 2008 pour se souvenir du Koleos premier du nom. A cette époque, la marque au losange n’avait pas encore vraiment trouvé une personnalité stylistique très homogène dans sa gamme. Mais aujourd’hui, avec Laurens van den Acker aux commandes du design, les Renault sont reconnaissables entre mille. A tel point que nous pourrions qualifier ce Koleos 2e génération de Talisman haute sur patte! En effet, sa calandre très imposante et ses feux en C ne font que rappeler le haut de gamme de chez Renault.

Tout miser sur le style extérieur

Certains diront que l’Espace a aussi sa place parmi le haut du panier Renault. Oui, c’est vrai. D’ailleurs, vu les dimensions et les objectifs fortement similaires de ces deux modèles, ils pourraient se mettre en danger mutuellement. A la différence que le Koleos ne proposera pas 7 places. Pourtant, il a grandi en longueur (+ 15 cm), permettant aux passagers arrière de s’y sentir plutôt bien, même si finalement, il n’est pas très haut (- 4 cm) et n’a rien gagné en largeur. Bizarrement, malgré cela, le Koleos nouvelle génération paraît bien plus imposant que son aïeul ! En fait, tout est dans le look, critère très vendeur d’ailleurs!



Made in Korea

Ce ne sont sûrement pas les Sud-Coréens qui vous diront le contraire, eux qui connaissent ce modèle depuis plusieurs mois déjà : massif, du chrome par-ci par-là, ça plaît de ce côté du monde ! Et s’ils peuvent déjà profiter du Koleos, c’est parce-que celui-ci y est construit sous le sigle Renault Samsung, dans la même usine que la version américaine du Nissan X-Trail, concurrent direct par ailleurs. Le seul hic, c’est que les Sud-Coréens raffolent des voitures hyper confortables, « à la limite du tangage », pour parcourir de longues distances… Il a donc fallu revoir la copie pour lancer le Koleos en Europe!

Diesel ou… diesel

Vint d’abord le choix de la motorisation. Première surprise : malgré l’époque anti-diesel que nous traversons, Renault a tout misé sur le mazout. Les 1.6 dCi de 130 chevaux et 2.0 dCi de 175 chevaux seront les seules offres.

L’explication ? En Europe, 85% des propriétaires de SUV du segment D rouleraient au diesel… Ensuite, les ingénieurs ont dû s’attarder sur le réglage des suspensions pour que l’Européen y trouve son compte. Notre verdict ? Heureusement point de tangage mais bien du roulis, un peu trop de roulis… Par contre, les moteurs sont volontaires, avec un 1.6 (320 Nm) suffisant, plutôt intéressant pour les flottes, ainsi qu’un 2.0 plus bruyant (380 Nm), surtout réservé à ceux qui voudront exploiter la capacité de traction de 2 tonnes (en boîte manuelle uniquement). A ce propos, Renault propose, en accessoire, un crochet d’attelage motorisé qui se déploie automatiquement après simple pression sur un bouton situé dans le coffre. Pratique ! Tout comme l’ouverture de coffre mains libres, ainsi qu’une conception des portières qui empêche les passagers de se salir lors de l’accès au véhicule.



Pas de « petit plus »

Dans l’habitacle, connaissant un peu les goûts de luxe des Sud-Coréens pour les beaux matériaux, je me serais attendu à autre chose : autant dès le modèle d’entrée de gamme, les plastiques utilisés sont de bonne qualité, autant en finition Initiale Paris, je suis un peu resté sur ma faim. Par contre, la disposition de la commande de boîte et certains boutons (régulateur et limiteur de vitesse notamment) est bien meilleure que sur certains autres modèles de la marque. En parlant de boîte de vitesse, rien à redire sur la nouvelle X-Tronic automatique, très fluide. Concernant la sécurité et les aides à la conduite, avec un freinage actif d’urgence, une alerte de franchissement de ligne et un avertisseur d’angle mort – bien trop discret – rien de bouleversant…

Conclusion

Avec une personnalité stylistique bien à lui et quelques détails pratiques, le nouveau Koleos ne fait pas spécialement de faux pas, mais ne se démarque pas assez de la concurrence dans ce segment très concurrentiel. Peut-être une occasion manquée…

 

+

Robe élégante

Détails pratiques (coffre, bas de caisse, crochet de remorquage)

Espace passagers arrière

–                                                                  

Bruits de roulement

Châssis pas très « européen »

Matériaux intérieurs quasiment identiques selon le niveau de finition

Le Koleos Energy dCi 175 X-Tronic en quelques chiffres

Moteur : 4 cylindres à injection directe diesel ; 1.995cc ; 177ch à 3.750tr/min ; 380Nm à 2.000tr/min

Transmission : aux roues avant

Boite : auto 7 rapports

L/l/h (mm) : 4.672/1.843/1.673

Poids à vide (kg) : 1.615

Volume du coffre (l) : 573

Réservoir (l) : 60

0 à 100 km/h (sec.) : 9,3

Prix : 37.850 € TVAC

Puissance : 175 ch

V-max : 202 km/h

Conso. Mixte : 5,5 l/100 km

CO2 : 146 g/km