La qualité de conduite de votre enfant – et donc la réussite de son examen pratique – repose entre vos mains. Assurez-vous donc de mettre toutes les chances de votre côté pour que tout se passe bien.

Vive la filière libre ?

Attention, régionalisation oblige, le permis provisoire valable pour la filière libre n’a pas la même durée de validité partout. Ainsi :

  • À Bruxelles, à partir du 1er novembre 2018, le permis provisoire ne sera valable que 18 mois et vous devrez attendre 9 mois avant de passer l’examen pratique.
  • En Wallonie, le permis provisoire est valable 36 mois.
  • En Flandre, comme en Wallonie, le permis est valable 36 mois.

Peu importe où vous vous trouvez: la date de validité débute le jour où vous avez réussi votre permis théorique, et non quand vous avez été chercher votre sésame à la commune. Ne traînez donc pas !

Ne devient pas guide qui veut

Devenir guide ne se fait plus en un claquement de doigts. À nouveau, chaque région a sa spécificité :

  • À Bruxelles: vous devez tenir un “carnet de bord” contenant toutes vos expériences de conduite.
  • En Flandre: votre guide doit suivre une formation obligatoire de 3 h en auto-école. Cette formation reste valable 10 ans.
  • En Wallonie: vous devez vous rendre à un rendez-vous pédagogique de 3 h dans une auto-école, avant de demander le permis. Votre enfant devra d’ailleurs vous y accompagner.

Enfin, vous devez respecter des conditions communes à tout le pays:

  • Être inscrit en Belgique et avoir une carte d’identité belge.
  • Avoir votre permis de conduire (catégorie B) belge ou européen depuis au moins 8 ans.
  • Ne pas avoir subi de retrait de permis au cours des 3 dernières années.
  • Ne pas avoir été mentionné(e) comme guide sur un autre permis de conduire provisoire pendant l’année qui précède votre demande. À l’exception du même candidat, un de vos enfants, petits-enfants, frères et sœurs, pupilles ou ceux de votre partenaire légal.

Un véhicule bien équipé et bien couvert

Que vous utilisiez votre véhicule ou un véhicule acheté pour votre enfant, n’oubliez pas de l’équiper d’un second rétroviseur et d’appliquer le L blanc sur fond bleu à l’arrière.

Votre assurance RC couvrira normalement votre enfant pendant son apprentissage avec votre véhicule. Prévenez votre assureur pour éviter les mauvaises surprises.

Apprendre sans brûler les étapes

Commencez par apprendre à votre enfant à avancer et à reculer dans votre allée de garage ou sur un parking désert, et à faire des manœuvres simples. Quand les bases seront acquises, montez graduellement en régime: rendez-vous d’abord dans de petites rues résidentielles, avant de laisser votre enfant se lancer dans un trafic plus dense.

Pensez toujours à planifier votre itinéraire avant de prendre la route, voire à faire vous-même une reconnaissance préalable pour repérer les pièges et difficultés. Vous réduirez ainsi le stress et les imprévus et pourrez vous concentrer sur le guidage de votre enfant.

Détente et attitude positive

Le stress est communicatif, et votre enfant répondra à votre anxiété par plus de nervosité. Pas idéal pour l’apprentissage! Si vous pensez que vous ne parviendrez pas à rester suffisamment serein dans la position de moniteur, mieux vaut peut-être passer le relais à quelqu’un d’autre. Par ailleurs, ne soyez pas avare de compliments quand votre élève fait des progrès: il prendra confiance en lui et en sortira meilleur conducteur!

L’occasion fait le larron

Multipliez les occasions de conduite: vous conduisez votre enfant à ses cours de musique? Laissez-lui le volant! Chaque trajet est une séance d’entraînement pour l’examen pratique.

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