ESSAI Suzuki Burgman 400: cure de jeunesse

Apparu en 1998, le Burgman 400 révolutionnait le segment des maxi scooters. Près de 20 ans plus tard, ce Burgman aux qualités multiples est toujours là, en mieux.

Si l’esprit reste le même, ce nouveau millésime se caractérise tout d’abord par une esthétique plus élégante et plus élancée. Il abandonne les rondeurs de son prédécesseur pour un carénage plus racé et l’arrivée d’un éclairage 100% LED qui apporte une touche de modernisme. La signature lumineuse devient désormais identique pour toute la famille Burgman. Le passage à la norme Euro4 s’accompagne généralement de pas mal de changements, tant au niveau du moteur qu’au niveau des organes satellites. Le dernier des Burgman n’y a pas échappé. Le volume de la boîte à air augmente de 0,8l et une nouvelle ligne d’échappement se charge d’évacuer les 399cc de gaz fraîchement explosés.

Malgré cela, le moteur perd 1,8 cheval par rapport à son prédécesseur, passant ainsi de 33 à 31,2 chevaux. Cette perte est compensée par une puissance maximale disponible 500 tr/min plus tôt. A 110 km/h le bloc Suzuki offre de ce fait une reprise généreuse ainsi qu’une allonge confortable. On viendra titiller la zone rouge vers 145 km/h compteur sans pour autant sentir la limite. Le nouveau cadre plus rigide ainsi que l’apparition de jantes 15 pouces remplissent parfaitement leurs rôles. La tenue de cap est rigoureuse et confère un agréable sentiment de sécurité en courbe. Si à vive allure le dernier né de la gamme se montre sécurisant, il en est de même en ville. Son gabarit restreint et sa grande agilité sont ici des atouts non négligeables. L’accélération est douce et précise de façon à se faufiler avec une grande souplesse dans le trafic. Côté freinage, le manque de mordant du frein arrière lors de freinages plus appuyés a tendance cependant à se faire oublier grâce au bon feeling du frein avant.

Une ergonomie réussie.

Avec une hauteur de selle réduite, le Burgman se montrait d’ores et déjà très abordable pour les plus petits gabarits. Cette nouvelle version, en plus de culminer à seulement 755mm, possède également un plancher affiné, permettant ainsi aux personnes mesurant 1m70 de poser les pieds à plat bien au sol. En plus de cette petite nouveauté très pratique, la position de conduite a également été complètement revue afin de conférer au pilote une assise beaucoup plus droite. Les plus grands d’entre nous apprécieront quant à eux, la profondeur du tablier ainsi que le dosseret du pilote ajustable sur 30 mm. Côté pratique, cette allure plus effilée s’accompagne d’une légère perte d’espace au niveau du coffre. En effet, annoncé pour contenir un casque intégral ainsi qu’un jet, le coffre voit son volume réduit de 62 à 42 litres. Toutefois, à condition de ne pas avoir la grosse tête, ce dernier pourrait contenir deux casques intégraux.

Conclusion

Longtemps considéré comme un maxi scooter d’apparence très lourde, le Burgman 400 2018 se voit attribuer un gabarit et une silhouette ajustés aux standards actuels. Cette nouvelle déclinaison ne manque pas d’atouts pour séduire les commuters fatigués par le stress des bouchons.

Les +

Ergonomie

Maniabilité

Moteur agréable

Les –

Freinage

Espace de rangement

 

Le Suzuki Burgman 400 en quelques chiffres :

Moteur : Monocylindre 4T de 399cc

Puissance : 31,2ch à 6.300tr/min

Couple : 36Nm à 4.800tr/min

Boîte : automatique à variateur

Transmission : courroie

Cadre : double berceau en tubes d’acier

Suspensions : fourche télescopique hydraulique diamètre 33mm à l’avant et amortisseur arrière central

Freins : double disque de 260mm à l’avant et simple disque de 210mm à l’arrière ; étriers deux pistons

Poids à vide : 215 kg à sec

Réservoir : 13,5 litres

Prix : 7.799€ TVAC