Plus de 24.100 permis ont ainsi été délivrés en 2018, soit une moyenne de 465 par semaine ou 66 par jour. La progression depuis 2009 est de 70%, quand les communes n’en avaient émis que 14.208.

La Febiac interprète cette tendance par la volonté des Belges de rechercher une alternative pour atteindre leur destination le plus rapidement possible en raison de l’augmentation des embouteillages. Une étude de 2011 avait déjà démontré que ceux-ci pourraient diminuer de 40% si 10% des automobilistes optaient pour un deux-roues motorisé, rappelle-t-elle d’ailleurs.
“Le gouvernement et les groupes d’intérêts oublient souvent ce moyen de transport alternatif. Un vélo électrique ne constitue pas une solution réaliste pour les grandes distances et les transports en commun ne desservent pas les sites situés en périphérie des grandes villes”, relève d’ailleurs la Fédération.

Pour l’organisation, le prochain gouvernement devra dès lors oeuvrer davantage à promouvoir le motocyclisme dans le cadre du budget mobilité, où ne sont actuellement inscrits que les cyclomoteurs et les vélos électriques. Ce mode de transport est plus écologique, il aide à résoudre les embouteillages et il est fiscalement plus intéressant pour les travailleurs, liste-t-elle ainsi.
La Febiac propose enfin que les conducteurs de deux-roues soient autorisés à circuler sur les voies réservées aux bus afin qu’ils ne soient plus mêlés à la circulation automobile et n’aient plus à se faufiler à travers les embouteillages.