1. Il a créé quatre compagnies aériennes

Après s’être retiré des paddocks en tant que pilote, Lauda a tenté de faire fortune dans l’aviation en développant ses propres compagnies aériennes. Il commence par créer Lauda Air en 1978, qu’il revendra à Austrian Airlines en 2013. Entretemps, il avait également fondé Lauda Air Italia, fusionnée en 2003 avec Livingston Aviation Group, puis Niki, compagnie à bas prix en collaboration avec Air Berlin jusqu’à sa faillite en décembre 2017. En 2018, il reprend Niki via Laudamotion, sa dernière compagnie en date rachetée en 2016 ; qu’il revend en août dernier à Ryanair pour se concentrer sur son activité de jets privés Lauda Motion Executive.

2. Il a disputé sa première course sans en avertir ses parents

Issu de la grande bourgeoisie autrichienne, les parents de Niki Lauda ne voient pas d’un très bon œil sa passion galopante pour le sport automobile. C’est pourquoi il ne prend pas la peine de les prévenir lorsqu’il prend le départ de sa première course, à 19 ans, au volant d’une Mini achetée avec l’aide de sa grand-mère. Il remportera la course, ce qui accentuera encore son amour du sport auto.

3. Il a débuté en F1 à crédit

Après cette première victoire, Lauda contractera plusieurs emprunts pour débuter sa carrière, profitant de la notoriété de son patronyme pour lui ouvrir les portes des plus grandes institutions financières. C’est ainsi qu’il paiera pour courir chez March en 1971 et 1972, puis chez BRM en 1973. Acculé par les dettes, le salut viendra d’un certain Enzo Ferrari qui le prendra sous son aile contre toute attente la saison suivante, permettant à Niki de toucher son premier salaire en F1.

Lauda Ferrari

4. Il a pris une première retraite, avant de revenir

Fin 1979, après deux titres de de champion du monde en poche et une saison maussade chez Parmalat Racing Team, Lauda décide de se retirer de la compétition pour se concentrer sur sa compagnie aérienne fraîchement créée (voir plus haut). Il reviendra toutefois dans les paddocks trois ans plus tard en signant avec l’écurie McLaren, et glanera une troisième couronne en 1984.

5. Son fils est également pilote

Comme de nombreux « fils de », Mathias Lauda s’est laissé tenter par l’aventure du sport automobile. Mais il n’est pas facile de marcher dans les traces de son illustre père ! Le jeune homme n’est jamais parvenu à se hisser en F1, préférant se concentrer sur les catégories tourisme (DTM notamment) après quelques expériences en Formule 3, Formule 3000 et GP2. En 2018, il a pris part pour la quatrième fois aux 24h du Mans. Mais son plus beau fait d’arme reste sans doute une place sur le podium des 24h de Spa-Francorchamps en 2012 au volant d’une BMW Z4.

R.I.P. Niki Lauda…

Image : Wikipedia/Smokeonthewater