1. Lewis Hamilton

Le désormais quintuple Champion du Monde semble faire la quasi-unanimité au sein de la rédaction. Après avoir brillé en karting sur les pistes de son Angleterre natale, il rencontre un certain Ron Dennis dont il devient le protégé, lui offrant ses débuts en Formule 1 chez McLaren. Vice-champion (à 1 point près) pour sa première saison en 2008, et champion du monde dès l’année suivante, il ira glaner quatre autres titres avec Mercedes en 2014, 2015, 2017 et 2018. La liste de ses statistiques est impressionnante : plus jeune champion du monde de F1 (battu depuis par Vettel), seul pilote ayant gagné au cours de chacune de ses saisons de F1, pilote britannique ayant remporté le plus de courses en F1 (32), et avec 71 victoires en Grand Prix, il n’est plus qu’à 20 longueurs de Michaël Schumacher. C’est peu dire que Lewis est un véritable prodige.

Senna

2. Ayrton Senna

Ayrton Senna, c’est trois titres de champion du monde (1988, 1990, 1991) et une carrière brisée au faîte de la gloire qui a certainement participé à la création du mythe qu’il est devenu. Auteur de 65 pole positions et de 41 victoires en dix années d’activité dans la catégorie reine, sa lutte et son inimité avec Alain Prost, son équipier chez McLaren puis concurrent après qu’il soit parti chez Ferrari, reste dans les annales du sport automobile aujourd’hui encore. Son destin tragique sera scellé le 1er mai 1994, lorsqu’il percute un mur de plein fouet au volant de sa Williams lors du Grand Prix de Saint Marin alors qu’il a fort à faire pour contenir la Benetton du nouveau talent de la catégorie… Michael Schumacher.

Uppure

3. Michael Schumacher

Schumacher ou Schumi pour ses fans, c’est l’homme de tous les records : 91 victoires en Grand Prix, 155 podiums et 7 titres de champion du monde ; des chiffres toujours inégalés à ce jour. L’Allemand glane ses deux premiers titres avec Benetton en 1994 et 1995, avant de rejoindre Ferrari l’année suivante. Un pari osé tant l’écurie italienne n’est plus que l’ombre d’elle-même et n’a plus gagné depuis près de six ans ! Sous son impulsion et celle de Jean Todt, il fera retrouver le goût de la victoire aux rouges et ramènera cinq nouvelles couronnes personnelles et six titres constructeurs. Mais Schumacher, c’est aussi des polémiques, au Grand Prix d’Australie en 1994 avec Damon Hill, à Jerez en 1997 avec Villeneuve ou encore à Monaco en 2006 avec Alonso. Et un retour gâché chez Mercedes après trois années de retraite. C’est sans doute ça qui lui a coûté sa première place dans ce classement.

Museo Juan Manuel Fangio. Tomo I, Clarín

4. Juan Manuel Fangio

Juan Manuel Fangio reste célèbre pour sa domination sans partage des premières heures de la Formule 1. Il remporte sa première couronne mondiale lors du deuxième championnat du monde de F1 de l’histoire, sur une Alfa Romeo. Au cours des six saisons suivantes, il remportera quatre autres titres avec Mercedes, puis Ferrari et Maserati. Il prendra sa retraite en 1958, déçu de ne pouvoir défendre son titre. Il décède en 1995 à Buenos Aires et reste aujourd’hui une véritable idole dans son Argentine natale.

Morio / Box Repsol (Flickr)

5. Kimi Räikkönen et Fernando Alonso

Ces deux-là, on n’est pas parvenus à les départager. Pourtant, entre le comportement bouillant de l’espagnol et l’attitude réservée du Finlandais qui lui vaut son surnom de « Iceman », il y a un monde de différence. C’est Alonso qui a été le premier des deux à décrocher un titre mondial, en 2005 avec Renault F1, alors qu’il était aux prises avec un certain Michaël Schumacher. Il remettra le couvert dès l’année suivante, où sa rivalité avec le pilote allemand ne fera que prendre de l’ampleur. Raikkonen lui succèdera au palmarès dès l’année suivante, en glanant le titre 2007 sur une Ferrari… un petit point seulement devant Lewis Hamilton ! La suite de la carrière des deux pilotes a été tout sauf un long fleuve tranquille : ne pouvant défendre son titre, Kimi part tenter l’aventure en WRC avant de revenir à la Scuderia en passant par Lotus F1 trois ans plus tard. Après une saison 2007 tumultueuse chez McLaren en 2007 où l’entente avec Hamilton n’a pas été vraiment cordiale, Alonso retourne chez Renault, malheureusement en perte de vitesse. Après deux saisons, il espère rebondir chez Ferrari, qui ne peut tenir la comparaison avec les Mercedes et les Red Bull. En 2015, il signe chez McLaren en espérant des jours meilleurs… qui ne viendront pas. Las, il a annoncé sa retraite à la fin de la saison 2018. Entretemps, il a déjà prévu sa reconversion en remportant les 24H du Mans au volant d’une Toyota et en dominant les 500 miles d’Indianapolis en 2017.