Concrètement, cet autobus de 40 places a la particularité de rouler avec un carburant produit par le retraitement des matières fécales recueillies par la station d’épuration locale et de déchets alimentaire. Ce carburant est donc considéré comme « vert ». En effet, il rejette 80 % d'oxyde d'azote (NOx) et 20 à 30 % de dioxyde de carbone (CO2) en moins qu'un moteur diesel. Pas mal !

Mohammed Saddiq, dirigeant de l’entreprise GENeco à l’origine de ce bus, a déclaré à la presse : « Les véhicules au gaz ont un rôle important à jouer dans l’amélioration de la qualité de l’air dans les villes britanniques certes, mais le « Bio-Bus » va au-delà et est alimenté par les gens qui vivent dans les environs, et sans doute même par ceux qui prennent ce bus ».

L’odeur de ce carburant ? Etant obtenue par fermentation des matières organiques, autrement dit grâce au principe de méthanisation, elle est presque la même que celle du gaz naturel. Ouf ! D’un point de vue pratique, enfin, on retient que ce bus dispose d’une autonomie de 300 kilomètres avec un plein ; ce qui correspond aux déjections organiques annuelles de cinq personnes.

Et vous, aimeriez-vous que nos compagnies de transport s’intéressent de plus près à cette innovation ?