Les accidents impliquant un conducteur somnolent sont souvent très graves : selon une estimation, la fatigue est responsable d’environ 20% de l’ensemble des accidents graves. Cette part est comparable à celle de l’alcool au volant.

Plus le trajet dure longtemps, plus le pourcentage de conducteurs montrant des signes de fatigue est élevé. Pour les trajets de 60 à 120 km, il y a deux fois plus de conducteurs fatigués (10%) que la moyenne. Pour un trajet de 180 km ou plus, le taux monte à 15%.

Afin de lutter contre la somnolence au volant, les mesures les plus efficaces consistent à faire une pause, changer de conducteur ou s'arrêter pour dormir. Augmenter le volume sonore, manger un bout, rouler plus vite ou téléphoner sont d’autres moyens avancés par les répondants à cette enquête pour lutter contre la somnolence. Mais ils n’aident pas ou n’ont qu’un effet limité dans le temps.