L’idée serait donc de consulter le journal des appels ainsi que les SMS des conducteurs impliqués dans un accident. Mais dans certaines conditions seulement, comme l’explique Olivier Quisquater, commissaire à la Police Fédérale : «Si un témoin croit avoir vu le conducteur en train d’utiliser son téléphone juste avant l’accident, cela donne plus de poids pour demander une vérification». 

Il faut dire que, d’après une enquête, un conducteur belge sur deux aurait déjà consulté ses SMS au volant, et un sur trois y aurait même déjà répondu. Des situations particulièrement dangereuses puisque le risque d’accident dans ces conditions serait multiplié par 23 ! 

Une mesure qui semble donc louable, mais qui soulève de nombreuses questions, à commencer par définir les sanctions qui seraient prises contre ces conducteurs. Mais aussi : comment les enquêteurs pourraient-ils prouver que l’appel n’a pas été émis à l’aide d’un kit mains-libres ? Comment s’assurer que le conducteur ne consultait pas son compte Facebook ou Twitter ? Et enfin, quid du respect de la vie privée ? Autant d’énigmes qu’il faudra résoudre avant que cette mesure ne soit d’application…

Etes-vous pour ou contre une telle mesure ?