Ulysse, en début de saison 2017, avais-tu envisagé ta récente nomination en tant que nouveau représentant du RACB National Team ? T’étais-tu préparé pour cela ?

Dès que j’ai entendu que le RACB organiserait un volant monoplace, j’en ai bien évidemment tenu compte en me disant que j’y participerais et pas uniquement pour aller en finale mais bien pour gagner ! Mais au niveau de ma préparation, cela n’a pas changé grand-chose car pour être performant en karting, je me suis toujours beaucoup entrainé physiquement et dès que j’avais l’opportunité d’être dans un baquet de course, j’en profitais.

Dans quel secteur penses-tu avoir fait la différence pour être l’heureux élu ?

Avant la finale, je pense avoir été dans les meilleurs lors des tests physiques. Une bonne condition physique, c’est vraiment important. Je pense donc que ça a joué. Ensuite, côté pilotage, dans la F4, je me suis surtout senti très à l’aise lors de la seconde journée de tests. J’ai senti que j’avais plutôt bien roulé.

Lors de la sélection, les conditions climatiques ont été très changeantes. Tu aimes ce genre de conditions ?

Franchement ? Pas vraiment car c’est la première fois que je roulais avec une F4 sous la pluie. Mais on a vraiment eu toutes les conditions possibles, parfois en pneus pour piste sèche sur un asphalte gras, parfois en pneus pour piste humide sur un tracé qui s’asséchait. Si j’ai été sélectionné par le RACB, c’est que cela ne s’est pas trop mal déroulé mais ça a été compliqué car ce ne sont pas les conditions dans lesquelles je préfère évoluer.  

C’est le secret des grands pilotes de garder une totale maîtrise lorsque l’adhérence est précaire ?

Une fois arrivé à haut niveau, c’est obligatoire de pouvoir contrôler la voiture quelles que soient les conditions climatiques.


Cette sélection et ses différentes étapes ont dû générer beaucoup d’émotions. Selon toi, quel est le secret d’un bon pilote pour parvenir à les gérer ?

Je pense que l’expérience acquise en karting fait beaucoup. C’est là qu’on fait ses premières armes et qu’on apprend à gérer toutes sortes de pression. J’ai vraiment beaucoup travaillé pour en arriver là. Je savais donc que je n’étais pas plus mauvais que les autres candidats. Le secret, c’est de croire en soi, en ses capacités. Avec un tel esprit, il n’y a pas de raison de ne pas y arriver.

Ça fait quoi de représenter la Belgique en monoplace, comme Stoffel Vandoorne ?

Pour l’instant, je pense que je ne me rends pas encore bien compte. Je suis super content, c’est tout ce que je peux dire. Je pense que je réaliserai vraiment quand je serai dans la voiture à l’occasion de la première course de la saison !

 

Quel sera ton programme en 2018 et quels sont les objectifs qui ont été fixés pour cette première saison en monoplace ?

Je participerai aux 7 courses du championnat de France F4. On ne va pas se mentir, on ne va pas pour faire 5e : moi je veux gagner ! Et je suis plutôt confiant. Je m’interroge surtout sur les départs. Comment faire pour prendre de bons départs. C’est surtout cette étape que je devrai intégrer le plus rapidement possible, dès la première course.

On rappelle que tu as une belle expérience en karting. Cette année, tu as eu une saison plutôt enrichissante. Quels sont tes meilleurs souvenirs ?

Je retiens surtout ma victoire en Coupe de France et le fait d’avoir mené la course en finale du championnat d’Europe au Mans. Mais dans l’ensemble, même si la saison était plutôt bonne, je ne suis pas tout à fait satisfait car nous avions la vitesse pour faire encore mieux. Ce sera pour cette année !


Tu étais très proche de ton équipe, le VDK Racing. Tu vas devoir découvrir une nouvelle structure. Comment abordes-tu cette nouveauté ?

J’ai eu l’occasion de rouler pour deux équipes d’usine auparavant : Birel ART et Kosmic. Cela ne me fait donc pas trop peur. Je pense m’intégrer assez vite et être quelqu’un qui ne se renferme pas trop sur lui-même donc ça ira.

Quel est ton rêve ?

Devenir pilote professionnel dans les prochaines années. En étant pilote du RACB National Team, c’est clairement un boost, une aide énorme. Je suis vraiment impatient d’être à la première course !

Que peut-on te souhaiter ?

Beaucoup de podiums et surtout, de victoires ! Je veux vraiment faire une très belle saison pour pouvoir continuer mon apprentissage avec le RACB le plus longtemps possible. En parlant de souhaits, il me tient aussi à cœur de remercier les nombreuses personnes sans qui je ne serais pas arrivé ici, dont Auto Trends. Merci !


Son calendrier

30-01/04 : Nogaro, France

11-13/05 : Pau, France

01-03/06 : Spa-Francorchamps, BELGIQUE

13-15/07 : Dijon, France

07-09/09 : Magny-Cours, France

05-07/10 : Jerez, Espagne

12-14/10 : Paul Ricard, France