Son look le place en rebelle de la gamme, comme s’il tendait un majeur provocateur à ses trop sages frères et sœurs. Une Béhemme avec une attitude, qui ose c’est CA qu’on veut. Sur les thèmes esthétiques traditionnels de BMW, les designers ont enfin proposé quelque chose de nouveau. Et on espère que ce n’est le début…

L’habitacle est certes moins surprenant, très typiquement BMW. Ce qui veut dire: qualité de finition au top absolu, volant toujours trop épais aux goûts de certains (dont moi), ergonomie soignée, équipement (en général optionnel) archi-complet, et mention spéciale pour le combiné d’instruments, qui ne cède pas à la mode du “100% digital configurable”. C’est la touche d’authenticité.

Et sur la route?

Mais bien sûr, c’est surtout sur la route que j’attends une BMW au tournant. C’est là qu’on voit si elle fait honneur ou non à sa réputation de voiture “un peu plus chouette que les autres”. Suspense…Les premiers X2 seront livrés en Belgique en mars et d’ici là, seuls trois moteurs sont proposés à la commande : sDrive 20i (essence, 192ch), xDrive 20d (4 roues motrices, diesel, 190ch et version 163 pour la Belgique) et xDrive 25d (idem, mais 231ch). A partir de mars, on pourra aussi commander les sDrive 18i (moteur 3 cylindres 1.5, entrée de gamme à 32.100 euros), xDrive 20i, sDrive 18d et xDrive 18d.

C’est une version xDrive 20d que nous avons pu tester. Ce n’est évidemment pas une vrsion de base mais elle permet déjà de se faire une idée. Et l’épreuve était d’autant plus convaincante que dans les alentours de Lisbonne, où avait lieu la présentation, il pleuvait à verse et que les routes n’étaient pas particulièrement “collantes”. Parfait pour juger des réactions d’un châssis.

Assez tourné autour du pot : le BMW X2 ne se contente pas d’être efficace, comme le fait une Série 5 “normale”. Non, le X2, il s’engage, il y va, il donne envie, il ne pêche pas une seconde par la lourdeur (1.600 kilos, ce n’est pourtant pas une ballerine). Bien sûr le moteur et la boîte sont toujours irréprochables, travaillent ensemble en parfaite harmonie. Mais c’est surtout le comportement du X2 dont je parle ici. OK, on a ici 4 roues motrices, dont les réglages rendent le véhicule un tout petit peu typé, dans le bon sens. Mais notre petit doigt nous dit que même en version traction, il sera très convaincant. Personnellement, je regrette juste que les sensations, les vraies, celles qui font vibrer le corps, soient peut-être encore trop filtrées, surtout dans la direction.

Mais du coté des vitesses de passage en virage, de la tenue de la caisse, du dosage entre confort et raideur sportive des suspensions, rien à dire. En efficacité et en dynamisme, le seul SUV qui rivalise est le Mazda CX-5 dans les non-premiums, et le Jaguar E-Pace dans les premiums. Donc là, oui, cette fois BMW peut se vanter d’être à nouveau parmi les références !

Et j’ajouterai qu’au-delà des qualités palpables du X2, il y a autre chose, qui le rend à mon avis plus désirable encore. Sa coolitude. Vraiment, je réfléchis, je passe le marché en revue mais je ne vois aucun SUV de sa catégorie qui soit plus cool que celui-là. A part peut-être le Range Rover Evoque Cabrio, dans un autre genre. Et encore, tout le monde n’est pas de cet avis…

Conclusion

Si vous pensiez que BMW s’était perdue depuis quelques années, réjouissez-vous. Avec le X2, on retrouve une vraie Béhemme !

+

Coup de frais sur le design BMW

Qualité de finition proverbiale

Efficacité, dynamisme, engagement

Tellement cool !

Sensations encore un peu trop filtrées

Tarifs à la Béhemme

Plus vraiment un SUV