ESSAI Toyota Land Cruiser : Faire plus avec moins

Le robuste tout terrain de chez Toyota s’offre un nouveau diesel, plus petit et plus sobre, mais à peine moins costaud. Et sa boîte auto gagne un rapport.

Lancé en 2009 et restylé en 2013, le gros quatre-quatre Toy s’offre maintenant un nouveau moteur diesel. Il troque son bloc 3.0 D-4D 190ch contre un plus récent 2.8 D-4D, doté de 4 cylindres également. Ce nouveau moteur est un peu moins puissant (177ch), mais tout aussi coupleux et sensiblement plus sobre que l’ancien.

Toyota annonce une baisse de la consommation de 9%. Ce nouveau diesel est aussi plus respectueux de l’environnement, grâce à son pot catalytique SCR (réduction catalytique sélective) à base d’urée, capable d’éliminer jusqu’à 99% des émissions d’oxydes d’azote (NOx). Quant à la boîte automatique optionnelle, elle compte désormais 6 rapports contre 5 auparavant.

Un dur à cuire

En pratique, le nouveau 2.8 D-4D a toujours le timbre plus gras que celui du moteur des SUV bourgeois. Et il boit aussi un peu plus qu’eux (comptez entre 10 et 12 l/100km en conduite courante). Quant à la nouvelle boîte auto, elle est toujours plutôt lente sur route et son convertisseur de couple mouline fortement. Mais c’est pour mieux ramper en tout terrain…

Une randonnée sur le sable noir qui borde les volcans islandais nous l’a prouvé : le Land Cruiser reste un véritable aventurier ! A son bord, on affronte la boue, la glaise, les rivières et les cailloux sans craindre de tomber en rade. Son châssis échelle et son essieu arrière rigide ne craignent pas les coups et la transmission intégrale permanente (avec blocage des différentiels central et arrière, et réducteur) assure la motricité. Le système multi-terrain propose 4 programmes de conduite (boue-sable, gravier, sol bosselé et rochers) et le Crawl Control de la version off-road module automatiquement la progression au pas. Une suspension pneumatique pilotée est aussi proposée, avec possibilité de relever la hauteur de caisse d’une simple pression sur une touche. Bref, rien ne l’arrête !

Conclusion

Le Land Cruiser, c’est un peu l’aventure en charentaises : à son bord, on affronte les terrains hostiles dans un grand confort. Bien sûr, sur route, ce modèle est moins douillet qu’un SUV bourgeois, mais sa polyvalence étonne et sa fiabilité en fera un fidèle compagnon. 

+

Véritable tout terrain

Véhicule robuste et fiable

Habitacle spacieux, jusqu’à 7 places

Nombreuses options de confort

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Moins routier qu’un SUV

Consommation toujours assez élevée

Boîte automatique trop lente sur route

Le Land Cruiser 2.8 D-4D 5P en quelques chiffres

Moteur : 4 cylindres en ligne, diesel, 2.755cc, 177ch à 3.400 tr/min, 420Nm de 1.400 à 2.600 tr/min (450 Nm avec la boîte auto).

Transmission : aux 4 roues.

Boîte : 6 rapports, manuelle ou automatique .

L/l/h (mm) : 4.760/1.885/1.845

Poids à vide (kg) : 2.165

0 à 100 km/h (sec) : 12,1

Volume du coffre (l) : de 621 à 1.934

Réservoir (l) : 87

Prix : 40.470€ TVAC

Puissance : 177 ch

V-max : 175 km/h

Conso. mixte: 7,4 l/100km

CO2: 194 g/km