Des voitures de plus en plus flash. Mais des propriétaires de plus en plus ternes ?

Les gouts et les couleurs, tout le monde sait que ça ne se discute pas. Quand certains trouvent qu’une voiture rouge est le summum, d’autres ne jurent que par le blanc le gris ou le noir. Ce qui est remarquable, c’est que, ces dernières années, de plus en plus de conducteurs choisissent précisément ces dernières couleurs. A cet égard, 2018 détient certainement la palme. Nous avons plongé dans les archives de « Gocar Data » pour mesurer à quel point cette tendance s’était développée ces dernières décennies.

Dans le graphique qui illustre cet article, on peut voir clairement l’évolution des couleurs des voitures en fonction de leur date de première immatriculation. Il faut admettre qu’aujourd’hui, les marques proposent des couleurs encore jamais vues auparavant. Mais si on prend l’exemple des occasions de l’année 1969, on trouve autant de voitures beiges que de véhicules noirs. Tandis que les peintures rouges et vertes sont encore plus fréquentes. 

Mais les modes passent, c’est dans leur nature. En observant les occasions plus jeunes, on s’aperçoit que des couleurs comme le jaune et le beige s’amenuisent, tandis que d’autres comme le gris prennent une proportion de plus en plus large. Pour représenter, pour les voitures de stock de 2018, jusqu’à 38 % du stock ! Cette année, le gris, le noir et le blanc, ensemble, constituent 82,5 % de l’offre, le plus haut score jamais atteint. Alors qu’en 1969, ces trois couleurs ne représentaient que 23,25 %. Bref, les voitures d’aujourd’hui peuvent sembler plus flashy que jamais, mais leurs propriétaires jouent, de plus en plus, la sécurité ou l’ennui au moment de choisir la couleur de leur carrosserie… 

Détail piquant : même si le brun n’a jamais été la couleur la plus populaire, on en retrouve plus dans les voitures de stock actuelles que dans celles des années 60. Qui aurait cru…