ESSAI Opel Adam Rocks: plus rien ne manque

ESSAI Opel Adam Rocks: plus rien ne manque

Lorsque nous avons fait connaissance avec l'Adam pour la première fois, nous avions adhéré au concept de la citadine branchée, aux possibilités de personnalisation infinies et jamais définitives… mais il y avait un mais, qui vient de disparaître ! Les places arrière inaptes à accueillir des adultes ? Le très petit coffre qui devient boîte à gant si on complète l'installation audio par le caisson de basses optionnel ? Une voiture au look discutable ? On pouvait oublier tout ça tant l'Adam est sympathique et attachante. Mais il restait un défaut (deux en fait) pratiquement impossible à ignorer : les moteurs ! Nouveau 3 pattes Car les seuls 4 cylindres essence 1.2 atmo 70ch et 1.4 Turbo 100ch qui équipaient l'Adam jusque-là gâchaient le portrait par leur apathie. Heureusement, Opel avait entamé le renouvellement de ses moteurs et à l'occasion du lancement de la Rocks, version “en tenue de combat” de l'Adam, nous avons pu découvrir le dernier né : un tout nouveau 3 cylindre essence 1.0 turbo, couplé à une toute nouvelle boîte manuelle 6 (l'Adam n'avait jusque-là que des boîtes 5). Ne tournons pas autour du pot : ce moteur, dès à présent disponible dans toute la gamme Adam, est une réussite ab-so-lue. Nous avons essayé la version 115ch (aussi disponible en 90ch). Comparé à la référence du moment en matière de 3 cylindres Turbo qu'est le Ford EcoBoost, le petit moulin Opel est – peut-être – un peu moins hargneux quand on le cravache. Par contre, il est de loin le plus silencieux de cette catégorie. Même en pleine escalade (délicieusement enthousiaste) du compte-tours, on ne perçoit qu'un léger bourdonnement typique, aisément couvert par la radio. La boîte est elle aussi remarquable : étagement, guidage… Tout est juste et permet donc de profiter dans les meilleures conditions d'une conduite enjouée, énergique ou, dans d'autres conditions, tout en douceur. Bref, le ramage de l'Adam se rapporte enfin à son plumage. Châssis enfin exploité En plus de donner à l'Adam le caractère pétillant qui lui faisait défaut, ce moteur permet de mesurer les qualités du châssis. Sur la Rocks, les suspensions sont rehaussées de 15 mm mais grâce aux réglages adaptés en conséquence, cela n'enlève rien à ses qualités. L'Adam pratique avec aisance la danse rythmique et sportive. On constate aussi que le confort d'amortissement est d'un excellent niveau, impression renforcée depuis que nous avons, quelques jours plus tard, essayé l'une des rivales majeures de l'Adam, la nouvelle Twingo. Ah oui, le look J'ai failli oublier. Le look de l'Adam Rocks gomme aussi… pas un défaut, mais un petit frein à sa carrière, sa féminité. Avec ses protections noires, ses boucliers plus “dans ta face”, l'Adam est un peu virilisée, et ça lui va très bien. Signalons au passage que le toit ouvrant souple (ouverture/fermeture en 5 secondes et possible jusqu'à 140 km/h) est livré en série, que la Rocks reçoit de nouvelles teintes, de nouvelles personnalisations de la sellerie et des garnitures intérieures, et qu'elle inaugure de nouveaux équipements comme la surveillance d'angle mort ou la fonction de parking automatique. Voilà, vous savez le plus important.