En général, les constructeurs arrivent sur le marché avec des versions de base qu’ils développent par la suite pour appâter le client avec des prestations qui s’améliorent au fil du temps. En commercialisant la première R Nine T en 2014, BMW s’attendait à un accueil en demi-teinte de la part des « puristes », toujours en recherche de motos simples mais au look détonnant. Pas toujours facile de faire du beau et du concret avec un moteur flat-twin qui attire sur lui tous les regards. Si la R Nine T connait un réel succès et une passion démesurée de la part de ses acheteurs, c’est bien la preuve que BMW a réussi à proposer une moto qui inspire. Il suffit de voir le nombre de clubs qui se sont déjà formés autour de cette Nine T pour apprécier le succès naissant de ce roadster.



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Un moteur à l’identique avec 110 chevaux et une partie-cycle commune à toutes les déclinaisons expliquent les coûts de production en baisse et un prix de vente de « seulement » 12.690 euros. On est chez BMW tout de même. La Pure reçoit une fourche télescopique traditionnelle au détriment de la fourche inversée du 1er modèle, et a échangé ses étriers radiaux pour des standards. Une petite économie est également réalisée sur les échappements qui passent de 2 à 1. Pour le reste, c’est une Nine T apurée avec un gros moteur de 1.170cc aux normes Euro4. Ah oui, j’oubliais encore une chose, le tableau de bord ici est réduit à sa plus simple expression, un compteur et puis basta!

Si passionnant

On n’enfourche pas un roadster de ce genre sans un certain plaisir. D’abord, il faut aller fouiner dans le fond de son garage pour dénicher un casque jet et un blouson en cuir noir, si possible, bien buriné par le temps. Si vous n’en avez pas, ou plus, il en existe heureusement  de nombreux modèles sur le marché. Je constate en prenant possession de cette machine que BMW l’a équipée de poignées chauffantes. C’est ça la classe : partir de rien pour faire quelque chose de chouette et d’agréable à conduire même au printemps quand les températures flirtent encore avec les 10°. Avec moins de 500 km au compteur, je privilégie les petites routes et je me promène en toute tranquillité, bercé par le ronronnement assez plaisant du 2 en 1. Au moins, au guidon de ce genre de moto, on ne passe pas son temps à jouer avec les commodos en essayant de configurer la moto selon ses envies. On se la joue ici à l’ancienne, seuls les clignotants provoqueront le déplacement des doigts de la main gauche. Pour avoir essayé la R Nine T lors de sa sortie, je me demande si cette version basique n’est pas plus confortable avec sa selle et sa suspension plus basique. Etrange.

Conclusion

Avec un prix de vente bien en retrait de sa grande sœur (12.690 euros au lieu de 15.690 euros), je reste perplexe quant à la position de BMW par rapport à ces deux modèles, si proches l’un de l’autres. Est-ce que le constructeur ne s’est pas tiré une balle dans le pied en proposant cette finition simpliste mais tout aussi efficace que la précédente plus coûteuse?

Les + 

Caractère du moteur

Châssis réactif

Sonorité de l’échappement

Les – 

Prix (comme d’habitude)

Usage en duo

Aucun espace de rangement

La BMW R Nine T Pure en quelques chiffres :

Moteur flat twin 1.170cc refroidi par air/huile, 4 soupapes

Puissance de 110ch à 7.750tr/min

Couple de 119Nm à 6.000tr/mn

Injection électronique

Transmission par cardan et boîte à 6 rapports

Suspensions : fourche télescopique diam 46mm, déb 120mm ; mono-amortisseur et Paralever, déb 120mm

Freins : double disque de 320mm, étriers 2 pistons ; simple disque de 265mm, étrier 1 piston ; ABS

Hauteur de selle : 805mm

Capacité du réservoir : 17 l

Poids 219 kg

Prix : 12.690 euros