ESSAI Yamaha X-Max 125: le 4ème mousquetaire

Yamaha conclut le renouvellement de sa gamme sportive des scooters X-Max avec le benjamin de la fratrie.

Créateur du célébrissime TMax, Yamaha a développé au fil du temps une gamme complète de « Max » qui ratisse large entre le leader TMax 530 et les X-Max 400, 300 et 125. Ce dernier, présent depuis 2006 et vendu à près de 140.943 exemplaires (ce qui représente tout de même 25% des ventes totales de scooters sportifs Yamaha), bénéficie des améliorations apportées récemment au reste de la gamme. Il ne peut renier sa filiation « cosmétique » avec les X-Max 300 et 400 aussi bien dans ses lignes que dans ses équipements. Ce qui est une volonté absolue du constructeur nippon. Hormis quelques détails techniques comme par exemple l’échappement, il est devenu quasiment impossible de différencier le 125 du 300 comme du 400. La finition générale est en hausse et les fausses notes seront, comme pour les autres mousquetaires Max, difficiles à relever. L’apparition du TCS, un contrôle de traction, est une première aussi chez Yamaha pour un scooter de cette cylindrée. De quoi rassurer un peu plus les détendeurs du permis A1 peu expérimentés à l’usage d’un deux-roues motorisé. Le système Smart Key et son allumage sans clé se généralise aussi sur ce 125, cohérence absolue dans cette plate-forme commune X-Max.

En garde

La mécanique italienne (Minarelli) s’exprime toujours sous la forme d’un monocylindre 4 temps de 124cc à refroidissement liquide et simple arbre à came en tête (mais 4 soupapes) estampillé EU4. La puissance reste inchangée face à la précédente version qui faisait déjà 14,13 chevaux mais à 9.000 tr/min contre 8.750 tr/min pour cette 4ème génération 125. Le couple, lui aussi, reste identique avec 12 Nm, il est placé également un peu plus bas (de 6.750 à 6.500 tr/min). Pour le châssis, la suspension avant reçoit une fourche « type moto », traduisez à double « T » (contre un seul té sur la plupart des scooters de cette cylindrée) avec un débattement de 110 mm. L’axe de la roue avant n’y est plus déporté. A l’arrière, le diamètre du disque passe de 240 à 245 mm. En résumé, le petit 125 partage le même châssis (à quelques détails près) que les 300 et 400. La garde au sol passe de 125 à 130 mm et la largeur de 790 à 775 mm.

Tous pour un

Au guidon du X-Max 125 on se retrouve donc en terrain familier. Hauteur de selle (795 mm), bulle et position du guidon réglable comme sur les autres X-Max. Le tableau de bord est aussi composé de deux cadrans à aiguille qui entourent un pavé LCD bourré d’informations. Commodos à l’identique avec le petit bouton (à pousser ou à tirer) de droite qui commande toutes les infos disponibles à l’écran. Deux boîtes à gants et un grand coffre sous la selle complètent la dotation scooter du X-Max 125. En conduite on retrouve aussi la même rigueur du châssis et (malheureusement) des suspensions, surtout à l’arrière. En progrès sur les petites dégradations de la chaussée, l’amortissement devient moins contraignant sur les pavés et autres irrégularités des chaussées de la région parisienne (notre terrain de jeu pour cet essai). Le moteur est volontaire pour emmener les 175 kilos du 125. Il monte à loisir dans les tours avec une petite zone de vibrations située à 6.500 tr/min (90 km/h). Mais rien de dramatique et son dynamise est excellent. Le X-Max 125 atteint confortablement 120 km/h au compteur avec quelques pointes à 130 sur faux plat (à 10 km/h de la vitesse réelle mesurée au GPS).

Un 125 premium

Notre petit périple d’une soixantaine de kilomètres sur les avenues et rues secondaires de la capitale française nous permet d’affirmer que le X-Max 125 atteint un degré d’excellence quasi parfait. Il est confortable et performant en plus d’être équipé comme un prince. Facile à béquiller, il se faufile comme une souris dans le trafic parisien. Son freinage manque (à mon goût) d’un peu de mordant à l’avant et c’est volontaire car Yamaha destine ce véhicule avant tout aux débutants. Il ne faut pas les surprendre et n’oublions pas aussi qu’ils disposent de l’ABS et du TCS. Ajoutez la commande smart key et il faut bien reconnaître que le X-Max 125 justifie pleinement son tarif de 4.899 euros. Il va être difficile de faire mieux pour la concurrence. Yamaha annonce une consommation moyenne de 2,7 l/100 km. Sur notre escapade parisienne, le moteur 125 injectait quant à lui 3,2 litres. Une belle autonomie pour ce X-Max équipé d’un réservoir de 13 litres.

Conclusion

Merci à la plate-forme commune qui permet au Yamaha X-Max 125 d’atteindre un degré de finition hors-norme pour la catégorie.

 

Les + :

Equipements

Finition

Antipatinage

Comportement général

Les - :

Amortissement arrière sur mauvais revêtement

 

Le Yamaha XMAX 125 en quelques chiffres :

Moteur : monocylindre 4 temps de 124,6cc à refroidissement liquide 1 ACT 4 soupapes

Puissance : 14ch (8.750tr/min)

Couple : 12Nm (6.500tr/min)

Transmission : par variateur et courroie trapézoïdale

Cadre : double berceau en tubes d’acier

Suspension : fourche télescopique débat. 110mm à l’av. 2 amortisseurs réglables en précharge à l’ar

Freins : 1 disque de 267mm étrier 2 pistons à l’av. 1 disque de 245mm étrier 2 pistons, ABS

Poids : 175 kg en ordre de marche

Réservoir : 13 litres

Prix : 4.899 € TVAC