ESSAI SsangYong Chairman W: l'exotisme jusqu'au bout des pneus

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SsangYong fabrique des SUV, cela vous le saviez. Mais connaissez-vous cette limousine luxueuse qui fait le bonheur des cadres dirigeants en Corée? Il s'agit de la Chairman, issue d'une collaboration avec Mercedes. Un engin exotique que nous avons pu essayer en marge de notre reportage à Séoul...

Comme vous aurez pu le lire par ailleurs, SsangYong est un "vieux" constructeur (depuis 1954) qui s'est lancé et spécialisé dans les SUV et les 4x4. Pour autant, cela ne l'empêche pas d'avoir encore un pied dans l'univers des berlines, des grosses limousines plus particulièrement avec ce modèle étonnant baptisé Chairman. L'originel remonte au début de la collaboration industrielle entre SsangYong et Mercedes, au début des années 90. L'Allemand "offre" alors les bases de sa Classe S, à charge pour le Coréen de le développer... Vingt ans plus tard, la dernière-née s'appelle toujours Chairman, prend un "W" et repose sur les mêmes bases.

Nous avons demandé sur quel châssis de Classe S elle reposait mais les Coréens ne furent pas très loquaces sur le sujet. Qu'importe, on voit bien qu'il ne s'agit pas d'une (trop) ancienne mouture, ne serait-ce que parce que les trains roulants et la transmission (elle existe aussi en traction intégrale) sont assez récents. Longue (5,13 mètres), elle peut l'être de 40 cm en plus pour la version "L"!

Ça tangue à Séoul!

Sous le capot, une offre multiple, avec des 6 cylindres en V de 2,8 ou 3,6 litres et aussi un V5 de 5 litres de cylindrée. Pas de diesel : toutes ces autos roulent à l'essence ! Nous avons pris - très brièvement - le volant (et le siège arrière aussi), de l'une des dernières versions, baptisée "Kaiser", tout un programme! Au menu, le V6 3,6 litres de 184 chevaux et une boîte automatique à 7 rapports d'origine Mercedes. Au volant, si l'équipement pléthorique et l'espace rassurent, la finition (notamment de certains plastiques) n’est pas tout à fait raccord avec l'univers du haut de gamme.

Même chose pour l'absence de certaines aides à la conduite, très répandues chez nous comme la détection d'angle mort ou les grands phares automatiques par exemple. Le moteur répond par contre à l'appel, la boîte aussi, elle est douce et finalement assez bien étagée.

Par contre "le" bémol de cette étonnante limousine concerne les suspensions. Pneumatiques (ou pas), les suspensions sont loin de la rigueur germanique! Un virage abordé un peu rapidement et c'est le tangage assuré. Sans doute pas dangereux mais cette mollesse extrême nous étonne encore à ce jour! Mais voilà, cette auto représente le nec plus ultra pour l'homme d'affaires coréen qui sera souvent installé à l'arrière. Là, il profitera de larges sièges en cuir, du confort royal (avec notamment un frigo intégré dans l'accoudoir) et, finalement, d'une insonorisation poussée. étant donné les files interminables dans Séoul, voici de quoi profiter pleinement de son vaisseau amiral.

Heureusement pour nous, il n'est pas question d'importer (en tout cas telle quelle) cette Chairman. SsangYong se montre bien plus performant côté SUV. Qu'il continue donc sur cette voie!

+

Véhicule statutaire

Habitabilité

Equipements

Accord moteur/boîte

Prix/équipements
 
-

Suspensions (bien) trop souples

Finition par rapport aux standards européens

Plastiques nombreux

Poids/puissance

Performances moyennes/consommations

La Chairman W en quelques chiffres
 
Moteur : 6 cylindres essence 3.598cc; 184ch à 6.600tr/min; 343Nm à 4.000tr/min

Transmission : aux roues arrière

Boîte : automatique, 7 rapports

L/l/h (mm) : 5.135 /1.895/1.495 (version courte)

Poids à vide (kg) : 1.973

Prix : +/- 42.000 € TVAC

Puissance : 184 ch

V-max : 210 km/h

Conso. mixte : NC

CO2 : NC