Circulation alternée : solution idéale?

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Si vous étiez à Paris ce lundi, vous aurez remarqué de nombreux contrôles de police, la ville ayant décidé de mettre en place une action pour limiter la concentration des particules fines dans l’air. Ce jour-là, l'autorisation de rouler n’avait donc été donnée qu’aux voitures dotées de plaques impaires.

Cette circulation alternée était d’application dans la Ville Lumière certes, mais aussi dans 22 communes d'Ile-de-France. Inutile de dire qu’elle n’a pas fait que des heureux ! Le résultat ? Les 750 policiers mobilisés ont eu du pain sur la planche.

Concrètement, selon la police, les mesures prises ont été largement respectées. Les forces de l’ordre n’ont verbalisé en tout que 6.214 automobilistes pour diverses infractions à la pollution (circulation alternée, contournement des poids lourds en transit, abaissement des seuils de vitesse...). Et, seuls 2.663 automobilistes ont été pris en flagrant délit au volant d’une voiture munie d’une plaque paire.

Cela dit, plusieurs dérogations ont été émises. Les véhicules «propres» (électriques, hybrides, au gaz) ou garantissant un covoiturage à 3 personnes pouvaient ainsi circuler, tout comme ceux assurant des missions de service d’urgence et certains véhicules professionnels. Lundi, tous les transports en commun étaient bien sûr gratuits. Enfin, d’après la préfecture de police, la conséquence directe de cette mesure a été que la longueur des bouchons a été réduite de 25 à 40 % par rapport à la moyenne.

Et vous, êtes-vous pour ou contre la circulation alternée en cas de pic de pollution ?