ESSAI Fiat 500L: remise à niveau

Pour remettre une pincée de peps sur la plus familiale des 500, Fiat joue la carte des personnalités plus marquées pour les trois versions proposées. Et change leurs noms.

Urban pour la classique, Cross pour la pseudo-baroudeuse et Wagon pour la version longue 7 places, telles sont les nouvelles appellations de la gamme 500L renouvelée, et commençons par ce qu'elles ont en commun.

D'abord, elles conservent évidemment tous les fondamentaux du concept. Premièrement, une habitabilité réellement très généreuse, avec des places arrière où des joueurs de la NBA se sentiraient parfaitement à l'aise. Le coffre de 400 litres est lui aussi très intéressant et si le volume annoncé ne vous épate pas, sachez que les formes de ce coffre le rendent particulièrement utilisable. Ensuite, une ambiance à bord très "aérée" et lumineuse, surtout lorsqu'on opte pour le toit panoramique (ouvrant ou non) qui couvre pratiquement toute la surface du pavillon. Enfin, elles partagent leurs mécaniques, qui restent telles que nous les connaissions jusque-là : 1.4 essence 95ch, 1.4 essence turbo 120ch, bicylindre 900cc turbo essence 105ch (ou 80 dans sa version CNG), 1.3 diesel 95ch et, celle que nous avons prise en main, 1.6 diesel 120ch. 

Revalorisée

Mais les 500L partagent aussi leurs modifications, à commencer par les retouches esthétiques. Les versions Urban et Wagon affichent le même visage, fait d'un bouclier redessiné, auquel Fiat a voulu donner un aspect plus valorisant en y ajoutant plus de touches chromées. Et ça fonctionne !

La version Cross tente carrément de nous impressionner, avec un pare-chocs plus expressif encore, surtout caractérisé par sa "fausse" protection dans la partie basse. Associez cela avec une hauteur de caisse augmentée de 25 mm et aux garnitures noires des passages de roue, et ça donne une 500L qui nous convaincrait presque qu'elle est un crossover!

Dans l'habitacle, on constate un effort supplémentaire consenti sur la qualité des matériaux, tant sur la planche de bord que sur les haut de garnitures de portes, par exemple. Nous avons quelques doutes par contre sur le tissu qui, dans la finition Lounge, recouvre la planche de bord. On comprend l'intention : donner un petit côté luxe et cossu à l'habitacle. Mais ça passe à côté car ça semble un peu hors-sujet. En effet, rien dans la 500L n'inspire vraiment le luxe, et ce n'est pas un reproche. Car à notre avis, outre ses tarifs du genre concurrentiel, tel est l'atout de la Fiat face à des concurrentes comme la Ford B-Max, la Kia Venga ou encore l'Opel Meriva : son côté joyeux, décontracté, simple. Et il nous semble que les planches de bord en plastique coloré, coordonnées à la teinte carrosserie, sont bien plus sympa. Mais ce n'est que notre avis.

Notons aussi que le volant est nouveau, et que le levier de vitesses est positionné un peu plus haut pour rendre la conduite plus ergonomique.

Nouveaux équipements 

Les 500L profitent évidemment de petites mises à jour technologiques, notamment avec un nouveau système multimédia UConnect à écran tactile 7'', enrichi de services Live, de la connectivité Apple CarPlay et Android Auto (du moins quand cette dernière sera enfin disponible en Belgique) et dont l'écran est désormais affleurant, ce qui modernise un peu l'apparence générale.

Une nouvelle aide à la conduite apparaît, à savoir le freinage automatique d'urgence en ville, actif jusque 30 km/h. Dommage que ce soit une option à 300€ et pas un équipement de série.

Enfin la version Cross reçoit désormais un sélecteur de mode (Normal, Traction+ et Gravity Control, autrement dit : aide à la descente de pentes) qui module le contrôle de traction selon les circonstances et permettrait de s'aventurer (pas trop) loin de l'asphalte avec seulement deux roues motrices. Un peu à la façon du Grip Control de Peugeot.

Tranquillement

Sur la route, pas de changement : la Fiat 500L emmène la petite famille en bonne compagne de route qui ne fait pas d'excès de zèle. Un amortissement prévenant, une insonorisation honnête (bon, le bourdonnement relativement contenu du 1.6 diesel commence gentiment à trahir son âge), une réelle commodité d'utilisation… Non, ce n'est pas une voiture passionnante à conduire, mais ce n'est pas ce qu'elle cherche à être de toute façon. Tout ce qu'elle veut, c'est vous rendre la route en famille aussi agréable qu'un budget de 20.000€ puisse le permettre. Et ça, elle le fait. 

Conclusion

Pour 15.900€ en entrée de gamme, ou 18.300€ en version 7 places, la 500L reste une proposition attractive dans un segment que le public tend à délaisser au profit des SUV/Crosover. Avis aux amateurs de simplicité et de bonnes bouilles…

Habitabilité très généreuse

Ambiance lumineuse et aérée

Bonne à tout faire

-

Sonorité du 1.6 diesel parfois trop présente

La 500L 1.6 MJet en quelques chiffres

Moteur : 4 cyl. turbo, diesel, 1.598cc, 120ch à 3.750tr/min, 320Nm à 1.750tr/min

Transmission : aux roues avant

Boîte : manuelle 6 rapports

L/l/h (mm) : 4.276/1.800/1.658

Poids à vide (kg) : 1.380

Volume du coffre (l) : 412 – 1.480

Réservoir (l) : 50

0 à 100 km/h (sec.) : 10,7

Prix : 20.700 € TVAC

Puissance : 120 ch

V-max : 189 km/h

Conso mixte : 4,2 l/100km

CO2 : 112 g/km