Quelle est l’influence d’un petit marché automobile comme celui de la Belgique sur MINI dans le monde ?

Il y a ci et là des différences entre les offres dans les divers pays, mais cela concerne avant tout l’habillage et les paquets d’options. Nous comptons surtout sur les réactions des divers marchés et nous les prenons très au sérieux, qu’il s’agisse du plus grand ou du plus petit des débouchés. Un marché comme celui de la Belgique n’est d’ailleurs nullement négligeable pour notre marque. L’année dernière, nous avons vendu près de 9.000 autos en Belgique, ce qui vous confère une solide position sur notre classement. Et puis je dis toujours: une auto de vendue, c’est une auto de vendue. Que ce soit à Gand, à Los Angeles ou à Pékin, cela ne fait aucune différence.

Est-ce que MINI va encore investir dans des voitures diesel ?

Nous avons la chance d’appartenir au Groupe BMW, ce qui nous donne l’accès à un vaste éventail de technologies de pointe, y compris dans le domaine des moteurs diesel. Nous ne renonçons donc provisoirement pas à ce carburant, même si la demande de diesel baisse sur certains marchés.

Est-ce qu’un plus petit modèle s’ajoutera à la gamme, plus petit que le plus petit modèle actuel ?

Pour l’instant, nous n’avons pas de plans dans ce sens. Il est exact que notre Mini trois portes a un peu grandi depuis 2001 (de presque de 20 cm de longueur, ndlr.) mais c’est la tendance actuelle. D’une part, nous voulons préserver sa forme typique, d’autre part le modèle doit répondre à certaines exigences en termes d’espace intérieur, de fonctionnalité et de sécurité, y compris la sécurité des piétons. Un autre argument contre une telle évolution est que le développement d’un modèle entièrement neuf représente un investissement considérable, alors que les clients attendraient justement un prix minimum plus bas pour une voiture plus petite. Ces deux éléments ne font pas bon ménage dans le monde des affaires.