Moins de diesel en Belgique (mais pas que pour sauver l'environnement)

Le Diesel est de plus en plus impopulaire en Belgique. Pourtant, notre pays a été, historiquement, friand de ce carburant et nous avons tous été incités, année après année, à le préférer à l'essence, notamment grâce à des taux d’émissions de CO2 plus avantageux. Mais depuis les révélations liées au Dieselgate et les changements fiscaux des autorités fédérales qui semblent avoir réalisé son impact sanitaire, cette tendance s’est fortement inversée. Mais n’y a-t-il pas également une autre raison, moins visible, à ce changement ?

L’intérêt du Diesel est logique, pour les utilisateurs qui parcourent un grand nombre de kilomètres par an. Mais saviez-vous que le kilométrage annuel connait une tendance à la baisse, une tendance qui a d’ores et déjà un impact sur notre marché de l’occasion ? L’étude récente réalisée par Gocar Data sur un échantillon de 200.000 annonces de véhicules d’occasion donne à ce propos des résultats significatifs.


Pourquoi achetons-nous moins de véhicules au Diesel. Pour protéger la nature ?

Si on se réfère à l’année de première immatriculation, la moyenne de kilometres annuels ne fait qu’augmenter jusqu’à 2014. Depuis, nous semblons tous rouler de moins en moins. Par exemple, un véhicule immatriculé en 2014 disponible à l’achat a, en moyenne, roulé 16.800 km par an, alors qu’un autre mis en circulation deux ans plus tard n’affiche que 11.300 km annuels. Une diminution de près de 33 %.

Si nous comparons à l’évolution des véhicules diesel disponibles à la vente, on remarque que le pourcentage diminue également. L’attractivité économique du Diesel suit notre profil d’utilisation des voitures. Avec moins de kilomètres annuels, nous achetons et vendons moins de diesel sur le marché de l’occasion. Même si les évolutions sociétales et les modifications fiscales ont certainement une influence, ce changement a sans doute également une cause plus terre à terre, même si elle n’est pas celle dont on parle le plus…