ESSAI hivernal Kymco: Downtown 350i ABS (1er partie)

Un temps de scooter !

L’hiver en Belgique, il fait plutôt frais et ce temps de canard (comme nous le surnommons) n’incite pas à l’utilisation de notre moyen de transport favori. D’autre part, l’hibernation est un mot que le trafic ne connait pas et les problèmes de mobilité restent d’actualité. Heureusement une solution existe depuis quelques années avec l’apparition des maxi scooters. Ces engins d’une cylindrée comprise entre 250 et 650cc approchent les performances d’un deux-roues « classique »  tout en conservant les fondamentaux d’un scooter (protections et volume de chargement).

Le taïwanais qui monte

Moto Trends profite de ce temps de canard, pardon de scooter pour vous présenter un peu plus longuement le Kymco Downtown 350i ABS. Pour rappel, Kymco ou Kwang Yang Motor Co, Ltd est une société taïwanaise quinquagénaire (création en 1963) qui produisait au départ des pièces pour Honda. Très vite la jeune entreprise asiatique commercialise son premier scooter avant de proposer des quads, SSV et motocyclettes. Actuellement elle est présente dans 94 pays au travers de 10 filiales et 4 usines. Fabricant plus de 500.000 véhicules chaque année, elle est de plus en plus présente en Belgique. Fort de son expérience elle a conclu des partenariats avec d’autres acteurs du secteur. BMW depuis 2008 (G450X et maxi scooter C 650) et Kawasaki (scooter J125 et J300).



Urban succès

Remplaçant au pied levé le Dink Street 300 présent sur le marché depuis 2009, le Downtown 350i prend rapidement son envol dans plus de 40 pays et s’écoule déjà depuis 2014 à plus de 100.000 exemplaires. Comme son prédécesseur, le Dink Street il existe également en version 125cc. Sa motorisation est confiée à un monocylindre 4 temps (simple ACT 4 soupapes) refroidi par eau. Bien que dénommé 350 sa cylindre exacte est de 320,6 cm3. La puissance de 30 chevaux est identique au Dink Street mais seulement à 7.750 tr/mn (au lieu de 8.500 tr/mn). Par contre le couple grimpe de 24,5 Nm à 29 Nm (toujours à 6.500 tr/mn). L’alimentation est confiée comme de bien entendu à une injection électronique et répond depuis 2016 à la norme européenne 4.

Un rapace affuté

Trois axes ont inspiré Kymco dans l’élaboration du Downtown : Sport, Touring et Confort. Cela se voit au premier coup d’œil car le design de ce maxi scooter est un savant mélange, une sorte de deux en un entre sport et touring. Une proue aiguisée avec deux grands phares cerclés de led (aux connotations très bataves !) qui ressemble étrangement à la tête d’un rapace. Tablier affuté prolongé sur le haut par des clignotants biseautés et garde-boue massif avec protections pour la fourche. L’arrière plus en rondeur se termine par d’harmonieux feux led coiffés d’un support pour top-case qui fait également office de poignées pour le passager. A droite, l’échappement est enveloppé par une protection judicieuse et les repose-pieds passagers sont rétractables. A gauche le carter de transmission et le boitier de filtre à air sont parfaitement intégrés.



Des composants de choix

Le Kymco Downtown repose sur un châssis tubulaire en acier. De conception tunnel, il ne possède pas de tablier plat. Il faut l’enjamber pour s’y installer mais cette technologie apporte plus de rigidité au châssis. De plus le réservoir de 12,5 litres s’intègre idéalement dans cette architecture. Les suspensions sont composées d’une fourche télescopique de 37 mm à l’avant et de deux amortisseurs réglables sur 5 positions à l’arrière. Le freinage est confié à un disque flottant de 260 mm pincé par un étrier 3 pistons à l’avant. L’arrière reçoit un disque de 240 mm avec étrier 2 pistons. Un ABS Bosch de dernière génération (9.1M) complète cet équipement de qualité. Par contre les pneumatiques (150/70-13 et 120/80-14) d’origine Kenda n’inspirent qu’une confiance toute relative, nous y reviendrons prochainement.

Equipement maxi scooter

Comme tout scooter qui se respecte, le Kymco dispose de quelques espaces de rangement. Sous la selle on trouve un coffre éclairé qui accueille un casque jet à écran et un intégral de taille moyenne. Deux vide-poches non vérrouillables mais relativement étanches sont disposés de part et d’autre du tablier. Celui de gauche intègre une prise 12 volts USB. Le tableau de bord est complet, entre le compteur et compte-tour à aiguille on trouve un écran digital. Celui-ci regroupe diverses informations : odomètre, 2 trips partiels, température moteur + jauge de carburant, voltmètre, température extérieure, horloge et la consommation instantanée. Notons également les deux leviers de freins réglables et des rétroviseurs de belle facture. Une selle large et moelleuse complète cette dotation dans l’esprit confort précité plus haut.

Le mois prochain nous poursuivrons cet essai avec nos « froides » impressions de conduite ressenties tant en milieu urbain que rural.