L’équipementier Valeo a lancé une offre publique d’achat sur son homologue japonais Ichikoh, spécialisée dans l’éclairage automobile. Le français entend ainsi prendre le contrôle de la société dont il détient déjà plus de 30%. Valeo voit dans cette acquisition une manière d’élargir son offre sur le marché japonais et dans toute l’Asie du sud-est en matière de LED notamment. «L'offre publique sur Ichikoh, en permettant l'intégration d'une empreinte industrielle de premier rang en Asie […] est une nouvelle étape déterminante dans le développement du nouvel ensemble Valeo-Ichikoh dans l'éclairage». Employant 5.258 personnes, Ichikoh a réalisé un chiffre d’affaires de 885,2 millions d’euros en 2015. Détenant déjà 31,58% de la société nippone, le groupe français espère en obtenir au moins 50,09% d’ici le 12 janvier prochain, terme de l’offre, et a proposé quelque 408 yens par action soit 25% de plus que leur cours officiel.
Marché Automobile - Page 102
La Golf électrique sera produite au sein de la «gläserne manufaktur», littéralement «l'usine de verre» de Dresde dès l'an prochain. Joyau industriel et fastueuse vitrine technologique, l'usine est à l'arrêt depuis mars dernier. Actuellement en cours de transformation, l'usine de Dresde devrait être opérationnelle dès le mois d'avril 2017. Les premières ambitions sont modestes puisqu'une trentaine de véhicules par jour seulement devraient quitter les chaînes ; volume pouvant être revu à la hausse en cas d'augmentation de la demande. Inaugurée en grande pompe au début des années 2000 pour assurer la production en toute transparence de la luxueuse berline Phaeton, «l'usine de verre» était vide depuis l'arrêt de fabrication de cette dernière, restée sans descendance. Un temps reconvertie en centre d'exposition, la manufacture deviendra un centre névralgique de la mobilité électrique pour Volkswagen, soutenue par la ville de Dresde qui entend être un exemple en la matière.
C'est un petit séisme qui secoue la planète auto : Ron Dennis, l'homme fort de McLaren pendant plus de 35 ans s'apprête à quitter ses fonctions de PDG du groupe, poussé dehors par les actionnaires. La nouvelle était tombée la semaine dernière, lorsque le conseil d'administration du groupe McLaren Technology avait décidé la mise à pied de Ron Dennis, jugé responsable des résultats décevants de l'écurie de Formule 1 et critiqué pour son style de gestion. Une décision dont l'intéressé avait fait appel devant la Haute Cour de Londres, par laquelle il a été débouté. L'Anglais s'est dit déçu de cette décision qui lui a été imposée «en dépit des avertissements importants du reste de l'équipe de management au sujet des conséquences potentielles de leurs actions pour la société». Dennis, qui détient toujours 25% du groupe, devrait toutefois conserver sa place au conseil d'administration après son départ effectif de son poste actuel, en janvier prochain. Le nom de son successeur n'est pas encore connu.
Leader du marché des smartphones et des téléviseurs, Samsung entend bien devenir un acteur majeur de l'automobile connectée. Pour rattraper son retard sur des concurrents comme Bosch ou Apple, le tentaculaire groupe coréen vient de s'offrir l'équipementier Harman pour une somme record. Avec cette acquisition stratégique, Samsung s'ouvre d'un seul coup les portes de quelque 30 millions de véhicules à travers le monde. Sous ses marques JBL et AKG, Harman fournit en effet le système multimédia et l'installation sonore de nombreux constructeurs parmi lesquels BMW, le Groupe Volkswagen, General Motors, Fiat-Chrysler Automobiles etc. Samsung s'immisce donc de plein pied dans l'automobile connectée, et n'a pas hésité à casser sa tirelire pour le faire: la transaction d'un montant de 7,4 milliards d'euros est tout simplement la plus importante jamais réalisée par une entreprise sud-coréenne.
Déjà partenaire de FAW, Audi vient également de s'associer avec SAIC pour créer une seconde entreprise chargée commercialiser ses véhicules en Chine. Très protectionniste, le marché chinois a ceci de particulier qu'il impose de s'associer avec un partenaire local pour éviter d'avoir à s'acquitter des très lourdes taxes qui frappent l'importation d'automobiles. Audi est déjà présent grâce au joint-venture conclu par le Groupe Volkswagen avec FAW. Mais avec l'émergence d'une concurrence de plus en plus féroce, Audi entend profiter de l'autre partenaire de sa maison-mère, SAIC, pour accroître sa présence et ses ventes. Les termes exacts de cet accord ne sont pas encore connus. Audi devrait toutefois s'inspirer de ce que fait Volkswagen, à savoir commercialiser ses modèles dans deux réseaux distincts, quitte à générer une forme de concurrence interne.
Tesla a annoncé l’achat de la société allemande spécialisée en automation Grohmann Engineering. L’entreprise devrait permettre au constructeur américain d’atteindre ses objectifs de production, revus à la hausse suite au succès de la «petite» Model 3. Etablie à Prüm, à quelques kilomètres de notre frontière, la société sera rebaptisée Tesla Grohmann Automation dès l’année prochaine, une fois la transaction – dont le montant n’a pas été révélé – finalisée. Cette acquisition a pour but de permettre à Tesla d’optimiser ses chaînes de production grâce au savoir-faire de l’entreprise allemande. La marque entend en effet produire 500.000 véhicules annuellement dès 2018, contre 100.000 à peine cette année, et les économies d’échelle sont primordiales pour son développement. Un millier d’ingénieurs et de techniciens seront en outre engagés à cette fin.
Le Groupe Renault a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec l’entreprise de haute technologie Chronocam. Les deux sociétés travailleront conjointement à étendre les capacités des aides à la conduite et de la mobilité autonome. Chronocam a développé une technologie de capteurs de vision inspirée de l’œil humain dont Renault entend tirer profit dans le développement de ses voitures de demain pour devenir l’une des premières marques à proposer une technologie de conduite «sans les mains et yeux fermés». Selon le constructeur, qui avait déjà investi dans la Start-Up voilà quelques semaines à l’occasion d’une levée de fonds, le dispositif développé par Chronocam marque «une vraie rupture dans les solutions de vision artificielle appliquées à l’automobile». Les avantages seraient nombreux: détection plus rapide des obstacles, amélioration de la performance des caméras et baisse du coût total de mise en œuvre pour rendre les aides à la conduite accessibles au plus grand nombre.
L'embellie se poursuit sur le marché automobile belge, dont les ventes de voitures neuves ont progressé de 6,3% par rapport à la même période en 2015. Une augmentation un peu plus faible que ces derniers mois puisque la moyenne de l'année s'établit à 7,95%. Tout en haut du classement, Volkswagen conserve la première place avec 3.864 véhicules écoules (+3,18%) et devance Renault, qui retrouve le podium du haut de ses 3.855 immatriculations (+7,93%). BMW bondit de plus de 30 points (+31,92%) pour s'adjuger la troisième marche, avec 3.455 unités. Le Top 10 s'établit ensuite comme ceci: Mercedes (3.026 unités, +24,78%), Peugeot (2.726, -9,28%), Audi (2.709, +0,22%), Opel (2.695, +12,15%), Citroën (2.001, +7,64%), Volvo (1.842, +24,71%) et Hyundai (1.819, +14,98%). Au Cumul de l'année, Renault reste leader (45.926, +10,81%) et maintient l'écart avec Volkswagen (44.949, +8,80%) et BMW (35.426, +10,20%), ses dauphins.
Un dirigeant de Nissan émettait récemment quelques doutes quant à la pérennité de l’usine de Sunderland, en Angleterre, dont l’avenir était suspendu aux garanties de l’état en vue de l’après-Brexit. Carlos Ghosn a finalement tranché : la marque restera sur l’île.
Toyota a annoncé la sortie des premiers exemplaires de Rav4 de son usine russe de Saint-Pétersbourg. Des voitures destinées principalement au marché local, où la demande est très élevée. Pour accueillir le Rav4, le site a nécessité quelque 9,7 milliards de roubles (141 millions) d'investissement, notamment pour lui permettre de doubler sa capacité de production. L'usine est désormais à même de sortir 100.000 véhicules par an. Un agrandissement qui a également permis de créer 800 emplois, portant le total d'employés du site à 2.350 personnes. Jusqu'alors, seule la Camry (autre best-seller sur place) était construite sur le site.
Volkswagen vient d’inaugurer sa seconde usine en Pologne pour y produire le nouveau Crafter. Construite sur un terrain de 220 hectares près de la ville de Wrzesnia dans le centre de la Pologne, cette nouvelle usine emploiera à terme 3.000 personnes pour assurer le montage des 100.000 unités annuelles du Volkswagen Crafter et de son clone le MAN TGE. Celle-ci aura nécessité quelque 800 millions d’euros d’investissements, répartis sur les deux ans qu’ont duré les travaux de construction. Si le précédent Crafter était développé conjointement avec Mercedes-Benz, et produit chez ce dernier, la nouvelle mouture est un produit 100% Volkswagen, d’où la nécessité pour le constructeur d’augmenter ses capacités de production. Avec cette nouvelle implantation, le constructeur rassemble la production de ses utilitaires autour d’un même pôle, puisque les Transporter et Caddy sont déjà produits à Poznan, à quelques dizaines de kilomètres de là.
Le dernier Salon de Paris a été le témoin d’un véritable emballement de la part des constructeurs en matière d’autonomie des voitures électriques. Reste qu’avec ces batteries de grande capacité, le problème de la charge se pose plus que jamais. Quatre pays, dont le nôtre, se sont donc associés pour mettre sur pied un réseau de charge à très haute tension. Piloté par la société allemande Allego qui œuvre à faciliter l’utilisation du véhicule électrique, le projet Ultra-e signé par l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et les Pays-Bas prévoit l’installation de 25 bornes de charge à 350 kW. Celles-ci permettront de faire passer le temps de récupération de 300 kilomètres d’autonomie à une vingtaine de minutes, contre 1,5 h sur une borne de charge rapide traditionnelle. De quoi simplifier grandement la vie des propriétaires de voitures électriques! L’investissement total se chiffre à 13 millions d’euros, financés pour moitié par le programme «Connecting Europe Facility» de l’Union européenne.
Après le feu vert de la commission européenne la semaine dernière, plus rien ne s’opposait au rapprochement de l’Alliance Renault-Nissan et de Mitsubishi. C’est désormais chose faite. Comme prévu, le groupe franco-japonais a acquis 34% des parts du constructeur aux diamants pour la modique somme de 2,1 milliards d’euros. Carlos Ghosn, déjà PDG de Renault, de Nissan et de l’Alliance, prend également la tête de Mitsubishi, tâche dans laquelle il sera épaulé par un co-président en la personne d’Hiroto Saikawa, jusqu’alors directeur délégué à la compétitivité chez Nissan. Leur première tâche sera de redresser la marque, toujours à la peine dans nos contrées, et qui devrait connaître une perte de 2,1 milliards d’euros sur l’exercice 2016. En cause: l’affaire des émissions truquées dans laquelle le constructeur était empêtré depuis l’an dernier. A terme, l’ambition est évidemment de profiter pleinement des synergies de l’Alliance, en termes de plateformes et de motorisations, notamment.