L’essentiel de l’info
La Mini Cooper dispose de 63 ch pour environ 700 kg, contre 54 ch et quelque 735 kg pour la Fiat. Mais les moteurs ont des tempéraments opposés !
Malgré 9 chevaux d’écart, les deux petites sportives se tiennent et amusent follement la galerie !
Sur le marché actuel, la Mini réclame nettement plus qu’une Cinquecento Sporting.
Deux petites voitures, mais quelque 35 ans d’écart technique
Lorsque la Cinquecento Sporting débarque en 1994, elle vient pimenter une gamme Cinquecento lancée trois ans plus tôt. Hayon, boîte à 5 rapports, équipement : c’est une petite voiture tout ce qu’il y a de plus moderne pour son époque ! Quant à sa formule moteur transversal/traction avant, elle reprend une architecture que la Mini avait largement popularisé 35 ans plus tôt !
La Mini, elle, est un véritable fossile roulant ! Dans les années 90, notre Cooper 1.3i reposait toujours sur une base qui remontait à… 1959 ! Certes, Rover a peaufiné l’ancêtre, mais on retrouve toujours les minuscules dimensions, la boîte à quatre rapports, la suspension utilisant des cônes de caoutchouc… Sur les versions MPI apparues à la fin de 1996, une injection multipoint souffle dans l’antique moteur en fonte, mais c’est bien l’une des rares concessions à la modernité !
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Moteur et performances : égalité !
Sous le minuscule capot de la Mini se cache le vénérable quatre cylindres « A-Series » de 1.275 cm³. Dans cette ultime évolution, il développe 63 ch et 95 Nm, soit une douzaine de chevaux de moins que certaines Cooper S des années… 60 ! Heureusement, il préserve toujours son bourdonnement grave. Et puis, avec environ 700 kg à emmener, il suffit largement. Mais évitez les hauts régimes prolongés : ce n’est pas sa tasse de thé !
La Cinquecento réplique avec un moteur nettement plus moderne : le fameux « FIRE » de 1.108 cm³, développant 54 ch et 86 Nm. Plutôt rageur, ce petit moulin excité profite surtout d’une boîte manuelle à 5 rapports relativement courts.
Autrement dit, malgré 9 chevaux de moins, l’Italienne reste quasiment dans les roues de l’Anglaise. L’une grésille dans les tours, l’autre bourdonne à mi-régime, mais les performances sont globalement similaires : autour de 150 km/h et environ 13 à 14 secondes pour atteindre les 100 km/h. Match nul !
Agrément : (léger) avantage Mini
Seulement voilà : une fiche technique ne raconte pas tout. Et c’est ici que la Mini sort son arme secrète ! Assis au ras du sol, le volant presque horizontal devant vous, vous pilotez une petite boîte à chaussures avec la position d’un camionneur. Les roues semblent plantées aux quatre coins de la carrosserie, la direction est directe, les mouvements de caisse réduits et chaque rond-point ressemble soudain au banking de Daytona ! C’est jouissif jusqu’au premier caillou qui viendra exploser votre colonne vertébrale ! Et on a fait plus insonorisé depuis, et c’est peu de le dire…
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La Cinquecento est moins caricaturale. Elle prend davantage de roulis, sa position de conduite est plus conventionnelle et elle filtre mieux la route. Pourtant, la Sporting possède une direction communicative, un train avant précis et surtout ce petit FIRE qui réclame d’être constamment cravaché.
La Fiat est clairement la plus efficace sur nos routes bien belges, mais la Mini transforme chaque déplacement en événement. Avantage Angleterre !
Vie quotidienne : avantage Fiat
Ici, il n’y a clairement pas photo. Hayon, 5 places, accès plus simple, boîte 5 et conception datant réellement des années 90, la Fiat domine de la tête et des épaules. La Mini, avec sa position de conduite datée, son ergonomie d’un autre âge et son minuscule coffre, vient d’une autre époque. Si vous comptez emprunter l’une des deux pour partir quelques jours en vadrouille, la Fiat sera infiniment plus commode.
Fiabilité : avantage Fiat, mais…
Bonne nouvelle, aucune des deux n’est particulièrement effrayante ! La Fiat est solide, les pièces courantes restent bon marché, mais il faudra surveiller le circuit de refroidissement ainsi que l’état général, de nombreux exemplaires ayant été malmenés.
La Mini profite d’un réseau de spécialistes absolument gigantesque et d’une formidable disponibilité des pièces ! Il reste toutefois un gros défaut : la rouille qui peut faire des ravages ! Et tant qu’on y est, n’oubliez pas non plus que le moteur fut développé dans les années 50 et ne compte que 3 paliers… Allez-y mollo avec les hauts régimes ! Et le refroidissement n’est pas non plus son point fort…
Budget : énorme avantage Fiat
Victoire par KO pour la Fiat ! On l’a dit, la Mini est une vraie pièce de collection et les beaux exemplaires peuvent facilement dépasser les 10.000 euros, voire approcher ou dépasser les 20.000 euros selon la version, l’état et l’historique ! Voilà qui fait cher le cheval… La Fiat Cinquecento Sporting est nettement plus abordable : on trouve encore des exemplaires autour de 3.000 à 6.000 euros. Mais encore faut-il en trouver une !
Bonne nouvelle : les premiers exemplaires ont désormais dépassé les 30 ans, seuil permettant l’accès au statut oldtimer en Belgique.
Conclusion : avantage… Fiat !
C’est évident, le cœur hurle Mini ! Elle est craquante, plus historique et encore plus rigolote à conduire. Si les deux coûtaient le même prix, l’affaire serait probablement entendue, surtout dans l’optique d’un usage collection ! Mais comment oublier le facteur prix ? Et franchement, en toute honnêteté, la Cinquecento Sporting n’est certainement pas deux fois moins bonne que la Mini. Bien au contraire : plus pratique, plus polyvalente et plus confortable, c’est aussi le meilleur choix comme deuxième voiture.
Bien sûr, si le budget n’entre pas dans l’équation, c’est une toute autre histoire : la Mini est trop charmante que pour ne pas être préférée… Voilà en tout cas des machines simples qui donnent le sourire à tout moment et qui peuvent être pleinement exploitées tout en restant dans la légalité ! Allez, franchement, quelle supercar peut en dire autant ?
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