Un siècle que l’on passe au vert !

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Cette année, on ne célèbre pas que le centenaire marquant le début de la Première  Guerre Mondiale. On fête également les 100 ans des premiers feux de signalisation électriques. En août 1914, ceux-ci ont été installés par l’American Traffic Signal Company aux quatre coins d’un important carrefour de Cleveland aux Etats-Unis. A l’époque, ces signaux ne disposaient que de deux couleurs (vert et rouge) et étaient commandés manuellement par un policier installé dans une cabine. Pour indiquer que le feu passait du rouge au vert et vice-versa, une sonnerie se faisait entendre.

Cela dit, il semble que d’autres feux aient existé avant ces fameux feux électriques. Plusieurs historiens évoquent notamment le système développé par John Peake Knight, un ingénieur spécialisé en signalisation ferroviaire. Installé à Londres, en décembre 1868, à l’intersection de Georges Street et de Bridge Street, son appareillage se présentait sous la forme d’une lanterne à gaz avec des faces rouges et vertes qu’un policier  faisait pivoter manuellement. Malheureusement, la lanterne explosa début janvier 1869 et blessa l’officier en charge de son fonctionnement. Jugé trop dangereux, cet appareillage fut condamné.

En 1910, l’américain Ernest Sirrine a, quant à lui, déposé le brevet d’un signal non lumineux. Il affichait juste les mots « Stop » ou « Proceed ». Deux ans plus tard, toujours aux Etats-Unis, Leslie Wire, un policier de Salt Lake City, proposa le premier feu bicolore.  Le feu « orange », enfin, ne fera son apparition qu’en 1920. Il a donc fallu attendre cette année là pour découvrir le premier feu à trois couleurs.

Et vous, comment imaginez vous les feux de signalisation de demain ?