En automne, chacun adapte sa conduite sans trop y penser : les températures froides reviennent et on gratte les vitres. On allume aussi les phares plus tôt et on lève le pied sur une route recouverte de feuilles mortes. Ces réflexes semblent aller de soi. Or plusieurs d’entre eux relèvent bel et bien du Code de la route et, en cas de défaut, la facture a changé. Depuis le 1er juillet 2026, les amendes ont augmenté de 10 %, la première indexation depuis 2017. En outre, à chaque montant s’ajoutent 10,67 euros de frais administratifs. Les règles sont fédérales et elles valent donc en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre. Combien ça coûte aujourd’hui d’oublier un de ces gestes et, surtout, quelles sont les matières sanctionnées ?
La note qui monte vite
Le retour du froid est synonyme de retour des gelées. Certes, nous n’en avons pas encore eu, mais elles ne tarderont pas. Lorsqu’elles frappent la nuit, nombre d’automobilistes pressés le matin dégagent un petit carré sur le pare-brise gelé et démarre dans attendre. Problème : l’article 8.3 du Code de la route impose de garder la maîtrise de son véhicule, ce qui suppose aussi de bien voir la route.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
De ce fait, un simple judas dans le givre ou la présence de buée peut valoir une amende pour conduite dangereuse. Le tarif varie du premier au troisième degré selon ce que l’agent constate, soit de 64 à 191 euros, hors frais donc. Et s’il neige, le toit peut poser le même problème. Une plaque de neige peut glisser sur la voiture qui suit et l’article 7.2 interdit de gêner ou de mettre en danger les autres usagers. C’est une infraction du deuxième degré, soit 128 euros.
Question de degré
Peu de conducteurs le savent, mais les feuilles mortes mouillées peuvent rendre la route aussi glissante que le verglas. L’article 10.1 oblige chaque conducteur à adapter sa vitesse à l’état de la chaussée et à la météo et à observer une distance suffisante avec le véhicule qui précède. Celui qui l’oublie commet une infraction du deuxième degré, avec une perception immédiate de 128 euros.
Quand il gèle, l’automobiliste est tenté de laisser tourner le moteur pour dégivrer les vitres et chauffer l’habitacle. Le Code de la route l’interdit pourtant : son article 8.6 demande de ne pas laisser le moteur en marche au point mort, sauf en cas de nécessité. Le prix dépend ensuite de la région. À Bruxelles, c’est une infraction du premier degré, comme en Flandre et elle coûte donc 64 euros. En revanche, en Wallonie, c’est considéré comme une infraction environnementale et la perception immédiate atteint 130 euros.
Le piège des antibrouillards et des pneus
Sous 100 m de visibilité, le phare antibrouillard arrière est obligatoire en Belgique. Les antibrouillards avant restent toutefois facultatifs. L’oubli du feu arrière par contre est une infraction du deuxième degré, soit 128 euros. Et à l’inverse, oublier de l’éteindre peut aussi coûter cher : c’est une infraction du 1er degré, à 64 euros.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
Enfin, autre point d’attention : les pneus. Le Code fixe le profil minimal des pneus d’été comme d’hiver à 1,6 mm. Les experts conseillent pourtant d’en changer dès la limite des 3 à 4 mm atteinte pour préserver la sécurité sur routes mouillées. Un pneu trop usé constitue une infraction du premier degré (ce qui semble assez faible d’ailleurs compte tenu des conséquences potentielles) soit 64 euros, mais par pneu en cause. Et il faut savoir qu’en cas d’accident, les assureurs peuvent contester des sinistres, même avec une omnium. Si les pneus sont au-delà de la limite, un refus d’intervention est possible. À contrôler donc dès que possible.
Des milliers de conducteurs belges suivent déjà Gocar pour rester informés et découvrir les meilleures offres d'occasion et neuves. Vous aussi, restez informé :