La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V) vient d’annoncer une réforme. Elle veut en effet faire passer le délai de prescription pour les infractions routières de deux à trois ans. L'intention semble bonne. Mais c'est surtout un aveu : on préfère donner plus de temps à une justice lente plutôt que de lui donner les moyens d'aller plus vite.
Amende
Conduire sous kétamine n'était jusqu’ici pas explicitement interdit en Belgique. Seule la notion floue d'« ivresse » permettait de sanctionner. La Chambre vient de remédier à ce vide juridique. Très bien, sauf qu’entre la loi et les contrôles sur le terrain, il y a un monde...
Le gouvernement veut que les automobilistes qui cumulent les infractions passent désormais devant la justice. A priori, l’idée est bonne pour traquer les récidivistes. Mais les autorités vont-elles poursuivre les vrais délinquants de la route ? Et la justice pourra-t-elle suivre ?
Respecter scrupuleusement les limitations de vitesse est techniquement impossible. L’argument pourrait faire bondir, mais c’est pourtant vrai. Et ce n’est pas par manque de discipline des automobilistes, mais bien parce que la réglementation européenne autorise les compteurs à mentir. L'État belge le sait, mais il préfère ne pas le dire...
Le chiffre est colossal : 4.189.224 infractions ont été constatées pour excès de vitesse au premier semestre 2025. C’est un nouveau record et la Belgique flashe donc plus que jamais. Mais ce qu’on dit moins, c’est que c'est l'automobiliste ordinaire qui encaisse. Explications.
Dès ce lundi 11 mai, les neuf voies réservées aux heures de pointe des autoroutes flamandes fonctionneront selon de nouveaux créneaux horaires, parfois bien plus larges. C’est peut-être une bonne nouvelle pour le trafic, mais, pour les automobilistes qui ignorent ces nouvelles règles, ça peut coûter cher.
Pour les habitants et visiteurs de Gand, ce 1er mai 2026 ensoleillé a marqué un tournant : désormais, les automobilistes risquent aussi une amende les dimanches et jours fériés s'ils ne paient pas leur stationnement. Or, la ville avait déjà encaissé un montant record en 2025. Jusqu'où cela ira-t-il ?
Le contraste est saisissant : en 2017, la Belgique comptait 4,7 millions d'infractions routières et, sept ans plus tard, ce chiffre a doublé, atteignant 9,2 millions d’unités. Cette situation n’est évidemment pas le signe que les Belges conduisent deux fois plus mal. Cela provient surtout du fait que le système a été reconfiguré pièce par pièce. Et en Europe, c’est assez unique...
Récemment, un automobiliste norvégien a écopé d’une amende de 120.000 euros pour un excès de vitesse. Une somme folle, mais qui s’explique par le fait que dans ce pays, les sanctions sont fonction des revenus. En Belgique, l’idée fait manifestement aussi son chemin dans l’esprit de certains politiciens.
Le parlement français vient de voter la suppression des zones à faibles émissions. Est-ce la fin des démarches administratives pour les Belges qui filent vers le sud ? Pas tout à fait. Car arracher sa vignette Crit'Air maintenant, ce serait aller un peu vite en besogne. Voici pourquoi.
A l’occasion du dernier marathon de vitesse, VIAS publie une enquête sur les comportements des automobilistes belges au volant. On y apprend que 38 % des conducteurs avouent dépasser les limitations et qu’un quart d’entre eux se font verbaliser une fois par an. Des vandales les automobilistes belges ? En fait, pas du tout...