Depuis ses débuts sur le marché de l’occasion, la voiture électrique était boudée, spécialement par les particuliers qui avaient peu confiance dans ces modèles et en raison de prix plus élevés que pour les voitures thermiques. Résultat : faute d’acheteurs, les prix se sont effondrés.
Mais depuis juin, la courbe s’est retournée. Les données d’Indicata relayées par L’Écho montrent une électrique de trois ans et 60.000 km qui a repris 2,29 % de valeur, pendant que l’essence d’occasion cédait 1,78 % et le Diesel 3,34 %. L’écart se creuserait encore sur des plateformes comme Auto1 où l’électrique aurait gagné 20,6 % depuis janvier alors que l’essence perd 1,7 % et le Diesel 7,9 %. Du côté des professionnels, on peine à suivre un marché dont les prix bougent désormais chaque semaine. Mais comme le constate D’Ieteren interrogé par nos confrères, la tendance est bien là pour l’électrique avec une hausse continue des prix.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
Trois facteurs
Mais comment expliquer cette soudaine appétence pour les voitures électriques de seconde main ? Une des explications tient bien évidemment dans les prix à la pompe et les records qui ont été battus, notamment pour le Diesel qui a dépassé en Belgique les 2,5 euros/l. Forcément, une part des automobilistes en ont assez d’être exposés aux crises internationales. Ils doivent se déplacer et certains cherchent donc des solutions qui peuvent stabiliser leur budget.
Cela dit, ce n’est certainement pas le seul facteur de changement. En effet, on peut aussi considérer que les prix très intéressants des voitures électriques d’occasion ont aussi fait pencher la balance. Pouvoir mettre la main sur une Tesla Model 3 de moins de 100.000 km autour des 20.000 euros a du certainement en décider plus d’un. Enfin, il faut aussi compter avec la plus grande confiance des acheteurs pour la voiture électrique. En effet, les études sur la tenue des batteries dans le temps se sont multipliées et leurs conclusions rassurent. De ce fait, les candidats acheteurs ne voient plus une batterie de cinq ans comme une bombe à retardement.
L’offre qui manque à l’appel
Cela dit, le secteur s’interroge très largement sur la durée de cette remontée des prix (et de la demande). Est-elle structurelle ou, au contraire, conjoncturelle ? C’est toute la question et, pour l’heure, bien malin sera celui qui pourra y répondre. Le secteur continue donc à se montrer prudent tout en sachant que pour les loueurs, la valeur résiduelle trop basse des voitures électriques en fin de contrat augmente mécaniquement les prix des loyers. C’est notamment pour cette raison que les durées des leasings sont à la hausse, jusqu’à 60, voire 72 mois.
Faut-il pour autant se précipiter sur une voiture électrique d’occasion avant qu’il y ait pénurie ? Ou que les prix remontent trop ? En fait non, car les professionnels interrogés par L’Écho indiquent que les variations de prix ne sont plus celles qu’on a connues lors de la Covid. Elles sont aujourd’hui de 10 à 15 % et plus de 35 à 40 %. À suivre...
Publicité – continuez à lire ci-dessous
Des milliers de conducteurs belges suivent déjà Gocar pour rester informés et découvrir les meilleures offres d'occasion et neuves. Vous aussi, restez informé :