Il y a neuf ans déjà, Tesla annonçait un nouveau Roadster, destiné à succéder au premier modèle du constructeur américain, apparu en 2008. Depuis, le projet s’était fait discret et Tesla n’a commercialisé que deux nouveaux modèles : le Model Y et le Cybertruck.
Le constructeur a finalement dévoilé une version de série, dont le lancement est prévu en 2028. Comme d’habitude, le spectacle est grandiose et les promesses assez folles : la voiture pourrait même voler brièvement, une capacité dont Tesla a effectivement fait la démonstration lors d’un événement au Texas !
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La présence du public avait son importance, comme l’a souligné Elon Musk : « Nous tenions à avoir du public pour que vous puissiez constater que ce n’est pas de l’IA. »
Des réacteurs embarqués
Le Roadster en met plein la vue, mais il reste à voir ce dont il sera réellement capable une fois homologué pour la route !
Contrairement à ce que son nom laisse penser, il ne s’agit pas d’une voiture biplace découvrable, mais d’un coupé. Selon Elon Musk, cette supersportive électrique, dont la puissance n’a pas encore été communiquée, atteindrait une vitesse de pointe égale à « la moitié de la vitesse du son », soit plus de 600 km/h.
Comment y parvenir ? Le mystère reste entier ! Les voitures les plus rapides au monde, comme la Bugatti Bolide, la Koenigsegg Jesko Absolut ou la Yangwang U9 Extreme, atteignent au mieux 500 km/h. À de telles vitesses, tous les composants sont sollicités à l’extrême, à commencer par les pneus !
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Le 0 à 100 km/h est lui aussi inédit : 0,81 seconde ! Pour y parvenir, la voiture fait appel à des propulseurs à gaz froid optionnels. En outre, ceux-ci permettent également au Roadster de… décoller à la verticale ! Bien entendu, la question de l’homologation pour un usage sur la voie publique reste entière…
Autre trouvaille : l’aérodynamique active, avec un ventilateur placé sous la voiture qui permet au Roadster d’être plaqué au sol par aspiration. L’appui généré serait tel que la voiture pourrait rouler à l’envers, comme sur le plafond d’un tunnel, voire même y rester à l’arrêt ! Là encore, il faudra attendre la commercialisation pour voir ce qui sera réellement possible... Et au-delà de la prouesse, on peut se demander à quoi cette technologie servira en pratique…
Une suspension de Formule 1
Sous sa carrosserie anguleuse, qui rappelle celle de la première Lotus Esprit des années 70, le Roadster repose sur une structure en fibre de carbone, magnésium et titane. La batterie, dont la capacité n’a pas été communiquée, est intégrée au plancher.
Les amortisseurs sont montés sur le châssis et actionnés par un système « à poussoirs » (pushrod), comme en Formule 1. La direction est électronique (steer-by-wire), comme sur le Cybertruck.
Tesla accepte déjà les précommandes, moyennant un acompte de 50.000 dollars. Pour un exemplaire doté du pack « Rocket » optionnel, le constructeur réclame 250.000 dollars.
Que restera-t-il de tout cela lors de la commercialisation, en 2028 ? Et surtout, Tesla tiendra-t-il cette échéance ? La marque nous a habitués aux lancements reportés et aux promesses sans lendemain… Quant à Elon Musk, il n’a jamais été avare en grandes déclarations !
Une chose est certaine : lors de l’événement au Texas, Tesla a effectivement estomaqué son public en démontrant certaines des capacités époustouflantes du Roadster. La voiture s’est élancée sur un looping, a effectué un salto dans les airs, puis s’est posée en douceur grâce à ses propulseurs à gaz froid. Le constructeur a également montré comment elle pouvait décoller à la verticale et littéralement sauter par-dessus un obstacle en effectuant un salto !
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