Près de six personnes sur dix conduisent aujourd’hui une voiture d’occasion et, parmi ceux qui comptent changer de véhicule endéans les trois ans, quatre sur dix s'orienteront vers le marché de la seconde main. La réalité est là : les budgets des ménages ne cessent de se réduire et, forcément, la mobilité en prend un coup. D’autant que le prix des voitures a nettement augmenté ces dernières années en raison de l’inflation et de la flambée des matières premières. La moitié des futurs acheteurs indiquent ainsi que leur enveloppe restera sous les 20.000 euros, ce qui sur le marché actuel, laisse avec des voitures de plus en plus vieilles ou kilométrées.
Pour rappel, une occasion moyenne se négociait autour de 15.000 euros avant la pandémie et elle se situe désormais entre 20.000 et 25.000 euros. Les montants en jeu sont donc importants pour les automobilistes et personne n’a évidemment envie de se retrouver avec un problème. C'est dans ce contexte que ING et son partenaire assureur NN ont choisi de se positionner. Ils viennent en effet d’ajouter à leur assurance auto une garantie contre les vices cachés des occasions vendues entre particuliers. Une première sur le marché belge.
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Une protection qui manquait
Pour rappel en Belgique, un acheteur qui pousse la porte d'un garage professionnel se voit accorder par le droit belge au moins un an de garantie légale sur une occasion. Et si un défaut se manifeste dans les six premiers mois, la loi présume qu'il préexistait à la vente. Mais lors d’une transaction entre deux particuliers, la loi ne s’applique pas et le vendeur n’est tenu à rien. Il ne reste en fait que la garantie des vices cachés du Code civil. Mais elle reste difficile à activer, car il faut prouver la mauvaise foi du vendeur et, parfois, passer devant le juge. Un parcours de combattant auquel beaucoup renonce, car il est long et coûteux.
Et manifestement ce flou inquiète les automobilistes de notre pays. Interrogés par ING et NN, 61 % des Belges rangent les vices mécaniques ou techniques cachés parmi leurs inquiétudes, et 40 % les placent même en tête de toutes leurs craintes. Et malheureusement, ces inquiétudes semblent fondées, car trois acheteurs d'occasion sur dix disent avoir découvert un problème technique peu après la transaction. Pour un quart d'entre eux, la facture a dépassé les 1.000 euros et pour 12 %, elle a même franchi les 2.000 euros.
Ce que dit le contrat
Mais que proposent concrètement ING et NN ? Car, il y a évidemment un cadre bien défini. Le vice doit par exemple se manifester dans les trois mois suivant l'achat ou avant 5.000 km parcourus. Il doit ensuite être signalé à NN dans les huit jours suivant sa découverte. L'assurance peut alors intervenir jusqu'à 2.000 euros par sinistre, une franchise de 600 euros restant à charge de l'assuré. Mais il y a aussi des règles pour le véhicule. Celui-ci doit afficher moins de 6 ans et moins de 100.000 km au moment de la vente. Cela dit, la couverture ne s'arrête pas à la réparation. Si l'acheteur doit porter le litige devant le juge, la protection juridique du contrat habituellement plafonnée à 9.000 euros monte à 12.500 euros pour un conflit lié à l'achat d'une occasion.
Bien entendu, il existe aussi une liste précise des organes couverts. Il s’agit du moteur, de la boîte de vitesses, de la suspension, des airbags et de l'électronique. Les dégradations dues à une usure normale sont évidemment exclues.
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Couverture ou produit d'appel
On se doute que de nombreux candidats acheteurs pourront être tentés par cette garantie. Sauf qu’elle ne s’achète pas seule. En effet, la couverture est en réalité intégrée à l'omnium ou à la mini-omnium d’un contrat auto ING. Ce qui signifie qu’il faut souscrire chez l’assureur l’ensemble de la couverture du véhicule. Il ne s’agit donc pas d’une police autonome, mais une option réservée aux clients de l'assurance auto de la banque.
Que penser de ce nouveau produit ? Et bien qu’avec 600 euros de franchise et un plafond de 2.000 euros, la garantie n'intervient que sur les réparations comprises entre ces deux montants. Une casse moteur à 5.000 euros ne sera couverte qu'à hauteur de 1.400 euros et une petite réparation à 500 euros ne le sera pas du tout. Certes, ING comble un vide, personne ne le contestera. Mais on ne peut pas dire non plus que la banque procure une couverture franchement généreuse. À chacun donc de faire ses comptes et d’évaluer le risque.
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