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Le Plan Climat flamand décrété lors de la COP26 prévoyait qu’à partir de 2029, seules les nouvelles voitures électriques pourraient être immatriculées. Cependant, cette décision relève d’une compétence fédérale et elle ne peut donc pas être mise en œuvre. Nos politiciens savent-ils encore ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire ?
Les défenseurs du climat attendaient beaucoup de la COP26, y compris sur le volet des transports. Oui, mais voilà : si de nombreux pays et des constructeurs se sont engagés autour du véhicule zéro émission, d’autres ont refusé de signer l’accord. Et pas des moindres.
C’est une évidence : la Flandre souhaite se profiler comme l’un des meilleurs élèves de la classe européenne dans le cadre de la réduction des émissions de carbone. Cependant, l’avancée du nord du pays sur la question n’indique pas que les bases d’un Plan climatique fédéral soient jetées. Bien au contraire.
Si la transition vers la voiture électrique provoquera une onde de choc dans le secteur automobile, le domaine de l’approvisionnement en énergie sera aussi fortement secoué. De nombreuses stations-service devront fermer après 2029 et, à plus long terme, ceux qui roulent avec une voiture à combustion rencontreront des difficultés pour de se procurer du carburant. Par ailleurs, la transition provoquera plus que probablement aussi une instabilité politique internationale.
La ville de Gand souhaite introduire une « taxe trottoirs » destinée à freiner ceux qui utilisent trop de béton, un matériau qui favorise le ruissellement. Par ailleurs, la ville entend également augmenter les tarifs de stationnement. Des mesures qui sont destinées à combler le trou de 8 millions d’euros du budget de la ville. L’intention ne serait toutefois pas de rendre la vie plus chère à Gand souligne le collège communal. A voir !
*Mise à jour : la date limite de 2027 a été déplacée à 2029.* Alors que la COP26 bat son plein, le Gouvernement flamand décide aussi de passer à la vitesse supérieure pour accélérer la lutte contre le réchauffement climatique. La ministre flamande de la Mobilité, Lydia Peeters (Open Vld), lance l’idée selon laquelle dès 2027, les nouvelles voitures ne pourront plus être qu’électriques. Il ne serait alors plus possible techniquement d’immatriculer un modèle Diesel, essence ou même hybride. Voilà une vision ambitieuse, mais est-elle réaliste ?
La pénurie de puces dans le secteur automobile n’affecte pas seulement les délais de livraison des voitures neuves, mais elle fait également grimper les prix sur le marché de l’occasion. En seulement 18 mois, une voiture d’occasion est devenue jusqu’à 15 % plus chère. Où cela va-t-il s’arrêter ?
L’entreprise finlandaise Neste met sur le marché un nouveau carburant plus respectueux de l’environnement et qui sera distribué par les stations-service Q8. Le HVO100 ou Diesel sans carburant fossile émet jusqu’à 90% de CO2 de moins et il peut être injecté dans n’importe quel modèle Diesel.
De plus en plus de centres-villes deviennent des zones de basses émissions (LEZ), ce qui signifie que seuls les véhicules électriques peuvent y pénétrer, les thermiques en étant exclus. Une règle qui vaut aussi pour les véhicules de livraison, ce qui commence à sérieusement inquiéter le secteur de la distribution.