Jusqu’ici, les Chinois restent les plus forts pour produire des batteries à bas coût pour les voitures électriques. Cela dit, ce rapport de force pourrait toutefois bientôt s’inverser, car les progrès technologiques pourraient bien réhabiliter l’industrie européenne.
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En octobre 2022, le marché automobile européen a enregistré une croissance de +14% par rapport à la même période de 2021. Mais même avec cette bonne nouvelle, le secteur redoute toujours un nouveau ralentissement de ses activités en raison du contexte économique difficile et du conflit en Ukraine.
Les terminaux automobiles des ports d’Anvers et de Zeebrugge sont déjà bondés pour le moment, mais les opérateurs s’attendent à un afflux encore plus important de véhicules chinois d’ici 2023. Il s’agit principalement de modèles électriques de BYD, Nio, MG, Xpeng, Lynk & co et Polestar. Allons-nous bientôt tous conduire des voitures chinoises ?
L’Europe a récemment voté pour la sortie du moteur thermique au 1er janvier 2035. Le délai est donc très court et plusieurs observateurs s’accordent à dire qu’une clause de révision de cet accord semble de plus en plus plausible, et ce dès 2026 pour des raisons purement… économiques ! Explications.
Malgré la reprise de la production de voitures, les retards de livraison pourraient persister pendant un certain temps en raison de problèmes de distribution. En raison du manque de transport, plus de 100.000 voitures attendent déjà dans les terminaux de nos ports d’être acheminées vers les distributeurs.
Lancée récemment, la plate-forme en ligne Belgian Mobility Dashboard rend compte en temps réel des embouteillages en Belgique. Elle permet aussi de chiffrer leur impact sur l’économie. Et il est affolant : rien qu’en 2022, les files sur nos routes ont déjà coûté plus de 3,5 milliards d’euros !