Essais auto - Page 55
Comme bien d'autres marques au cours du temps, Citroën a traversé une période durant laquelle elle ne fut guère à la hauteur de son histoire. La C4 Cactus avait déjà été un soubresaut, et la C3 que voici semble vraiment marquer la fin de cette période. Car ce qui a fait la particularité de Citroën tout au long de son histoire, c'est d'avoir des idées. Des idées, quelle que soit leur nature, qui faisaient sortir la marque du lot. Parfois, ces idées étaient purement anecdotiques, comme le fait de remplacer un compteur de vitesse classique par un cylindre rotatif, ou de disposer les commandes de phares, d'essuie-glace et autres de façon originale, pour ne pas dire étrange. Parfois, ces idées étaient au contraire très évoluées et cruciales, comme les suspensions hydropneumatiques de la DS, sa boîte semi- automatique, ses phares directionnels. En tout cas, ces idées avaient toujours les mêmes buts: améliorer le quotidien des conducteurs, et leur permettre de se distinguer. Et bien sûr, il y a aussi un certain sens du design. Voilà les choses que Citroën avait perdues peu ou prou le long du chemin, pour cause de rationalisation des coûts et/ou de panne créative. Design et confort
La Mercedes Classe E se décline désormais en break et ajoute une variante 43 AMG à sa gamme. Nous avons donc joint l’utile à l’agréable! Inscrit dans la tradition des grands breaks Mercedes, le nouveau venu offre un volume en léger retrait par rapport à la précédente mouture. Le coffre atteint tout de même 670 litres en position «de chargement», soit une fois le dossier de la banquette relevé de 10° pour gagner une trentaine de litres. Ce dernier se rabat également complètement selon un découpage 40-20-40 pour libérer un plancher plat permettant d’engouffrer jusqu’à 1.820 litres de bagagerie. Le reste de l’habitacle est calqué sur celui de la berline, caractérisé par ses deux écrans personnalisables de 12,3 pouces qui forment le poste de conduite. Et la technologie disponible impressionne toujours: conduite semi-autonome, fonction parking via smartphone, etc. Mais tout cela a évidemment un prix. Le sport confortable Conformément à la nouvelle appellation 43 AMG, c’est le moteur 3 litres V6 bi-turbo qui prend place sous le capot. Un bloc associé à la boîte automatique 9G-Tronic spécialement adaptée, et à la transmission intégrale 4Matic. Les 401 chevaux et 520 Nm sont donc transmis au bitume avec une efficacité difficile à prendre en défaut et permettent d’avaler le 0 à 100 km/h en 4,7 secondes. Musclé à tous les étages, ce moteur répond présent à la moindre sollicitation et chaque montée en régime est soulignée d’un concerto de vocalises rauques des plus flatteuses. Mais cette E43 AMG est avant tout une avaleuse d’autobahn plus qu’une dévoreuse de courbes, ses 1.855 kg se faisant ressentir dans les enchaînements de virages en dépit d’un amortissement parfaitement calibré. Bien que raffermi, ce dernier préserve toujours à merveille les occupants des irrégularités du revêtement. Conclusion Espace, puissance et efficacité: cette E43 AMG break a tout pour plaire! +
Hasard des calendriers, c'est à quelques semaines d'intervalle qu'ont été présentés deux breaks compacts aux approches radicalement opposées. Il nous a semblé intéressant de les réunir dans une sorte de comparatif à distance. D’un côté, nous avons l'Opel Astra Sports Tourer, dont le credo est d'être la première de son segment à proposer des technologies venues des segments supérieurs, et de refléter les progrès d'Opel en matière de dynamisme routier. De l'autre côté, la Fiat Tipo SW choisit d'en rester aux technologies devenues incontournables et de proposer plus de confort que de dynamisme pour, au final, être le break le moins cher du segment. Qui a raison?