C’est seulement après la Seconde Guerre Mondiale que les constructeurs automobiles ont commencé à se préoccuper de la consommation de leurs voitures. En Europe, la fin des années 40 a été l’apogée des deux roues qui ont permis de motoriser une population pour qui l’auto était un luxe inaccessible. C’est aussi à ce moment que certains constructeurs se sont donnés pour objectif de créer des modèles populaires et économiques, démocratisés pour le plus grand nombre. Simples et légers, ces véhicules ont fait un grand pas dans l’économie de carburant. Une Volkswagen consommait environ 8 à 9 l/100 km, une Renault 4 CV 6 l/100 km, de même qu’une Citroën 2 CV.

2CV

Pendant les années 60, une berline de gamme moyenne équipée d’un quatre cylindres utilisait en moyenne une dizaine de litres/100 km. Plus en vogue qu’aujourd’hui, les blocs à six cylindres consommaient facilement 2 à 3 litres de plus. Beaucoup plus déraisonnables étaient les V8 et les V12. Très à la mode alors chez nous, les américaines pouvaient facilement dépasser les 17 ou18 litres/100 km. Les sportives transalpines pouvaient quant à elles en faire une dizaine de plus, en moyenne !

Le poids est l’ennemi

Beaucoup moins puissantes que les voitures actuelles et bien moins évoluées techniquement, les automobiles d’antan étaient également beaucoup moins lourdes, ce qui compensait les performances. Un modèle populaire pesait moins d’une tonne et une grosse berline n’excédait jamais 1.500 kg ! Ceci explique en partie les consommations raisonnables, aidées par une faible résistance au roulement avec des pneus bien plus étroits qu’aujourd’hui.

Quel que soit l’ancêtre pour lequel vous optez, sachez que vous ne parcourrez que peu de kilomètres à son volant : ne comptez pas plus de 5.000 km/an. Même si avez acquis une opulente Cadillac dotée d’un énorme V8, celle-ci consommera (et polluera) au final bien moins que votre véhicule de tous les jours avec lequel vous allez faire beaucoup plus de route. Alors, qu’attendez-vous pour franchir le pas ?