Automobiliste aisé – comptez 100.000 euros l'unité – vous auriez pu, comme bien d'autres, vous offrir l'une de ces limousines allemandes dont tout le monde, ou presque, raffole. Une BMW 7, une Classe S de chez Mercedes, une Audi A8 ? Non. Ce qui vous intéressait, c'est de bénéficier d'un produit exotique et technologiquement avancé.

Alors, vous avez opté pour Lexus et son navire amiral LS. Apparue dès 1989 à la naissance de la marque, elle a évidemment beaucoup évolué depuis, et la cinquième génération brise les codes stylistiques. Les regards étonnés des badauds sur les lignes extraverties de votre limousine en disent long, et la calandre trapézoïdale aux 7000 facettes confirment tout du soin apporté aux détails par les designers japonais. C'est clair, vous n'avez pas la même auto que celle du voisin !

Siège massant et… intelligent !

La portière se referme, le chauffeur démarre car c'est à l'arrière que les sensations prennent tout leur sens. Pour vous protéger des rayons du soleil ou du regard des badauds, une simple pression sur la commande suffit à occulter l'ensemble des vitres latérales et arrière. Electriquement, délicatement, aisément. La même douceur sera de mise pour ajuster votre siège individuel et la climatisation multizones automatique diffuse un air filtré. Plus innovant ? Les sièges (tous) sont équipés de capteurs pour déterminer votre température corporelle et adapter le réglage de la clim en permanence ! Autre nouveauté parmi tant d'autres, ces sièges (avant et arrière) sont dotés d'une fonction massage Shiatsu capable d’appliquer la pression idéale, comparable à la digitopuncture, pour une détente optimale.

Un cocon, cette LS ? Certes et un peu trop même car, contrairement aux concurrentes germaniques, Lexus a privilégié le côté “enveloppé” des quatre places qui, pour les plus grands gabarits, pourraient sembler un peu étriquées. La cinquième – centrale – demeure symbolique. Oublions-la et passons derrière le volant…

Silence absolu ou…

A l'avant, même impression qu'à l'arrière : on se sent “entouré”. Ici encore, le design est extrêmement élaboré, parfois trop “chargé” diront certains mais la qualité de fabrication est impressionnante : c'est sûr, vous en aurez pour votre argent ! Bouton poussoir, démarrage… les premiers mètres s'effectuent dans un silence absolu puisque la LS, comme toutes les Lexus vendues en Belgique, est une hybride. Sous les entrailles, une motorisation hybride-électrique qui fait appel au nouveau système Multi-Stage Hybrid, déjà vu sur le coupé LC 500h. Le groupe comprend un V6 atmosphérique de 3,5 litres à cycle Atkinson, deux moteurs électriques/générateurs et une batterie lithium-ion compacte (logée derrière la banquette, ce qui limite le volume du coffre).

Le couple est abondant sur toute la plage de régime, jusqu’à la zone rouge fixée à 6.600 tr/min. Puissance totale aux roues arrière : 359 chevaux, ce qui offre un 0 à 100 km/h en 5,4 secondes (5,5  avec la transmission intégrale proposée en option). Comparativement aux Lexus hybrides antérieures, la nouvelle LS peut continuer de rouler en mode tout électrique à des vitesses plus élevées, jusqu’à 140 km/h. Enfin, le V6 offre désormais de meilleures reprises. Seul souci propre à ces systèmes hybrides : le bruit “sifflant” du moteur et sa transmission continue. Heureusement la LS est parfaitement insonorisée, ce qui atténue quelque peu ce défaut récurrent lié à la technologie CVT.

Rigidité & toucher de route

Pour le reste, la LS 500h se montrera d'une délicatesse extrême dans le domaine du confort. Surtout celui de ses suspensions : qu'elles soient pneumatiques (en option) ou pas, elles distillent un toucher de route assez exceptionnel. Le châssis plus rigide, la meilleure répartition des masses, l'abaissement de la caisse de quelques millimètres, les roues arrière directrices… Tout ça aura favorisé à la fois une tenue de route exemplaire – mentions spéciales au calibrage de la direction et à la limitation du roulis – et un confort digne des meilleures du segment. Après quelques centaines de kilomètres d'essais, le ressenti général s'avère excellent. Certes, les consommations demeurent élevées pour une auto dite hybride (10,1l/100km pour nous) mais le poids de l'engin et ses performances expliquent en partie cela.

Côté équipements et aides à la conduite, la LS se situe au niveau de ses concurrentes directes, avec notamment des systèmes d'alerte performants comme ces capteurs qui vous préviennent de la survenance d'un véhicule à l'angle d'un carrefour “masqué”. Ou ce graphisme sur l'écran qui vous indique avec précision la position de vos pare-chocs lorsque, à basse vitesse, vous croisez un autre véhicule, histoire de ne pas l'accrocher, ni les obstacles proches. Le tout fonctionne de manière intuitive et pas (trop) intrusive.

Conclusion

Différente et encore mieux équipée que ses concurrentes, la nouvelle LS constitue une proposition de choix sur le marché des limousines.

+

Style original

Finition, matériaux

Compromis tenue de route/confort

Sécurité active et passive au top

Direction et freins

Habitabilité / coffre

Bruit du moteur en pleine accélération

Poids

Touchpad (tableau de bord) peu ergonomique

Prix

La LS 500h 4WD en bref

Moteur: V6 à injection directe d'essence ; 3.456cc, 295ch à 6.600tr/min ; 500Nm à 5.100tr/min

Transmission : aux quatre roues

Boîte : automatique “Multistage hybrid”

L/l/h (mm) : 5.235/1.900 /1.460

Poids à vide (kg) : 2.250

Volume du coffre (l) : 430

0 à 100 km/h (sec.) : 5,5

Prix : 108.500 € TVAC

Puissance : 359 ch

Vitesse maxi : 250 km/h

Conso. moyenne : 8,2 l/100km

CO2 (g/km): 147