Les fans de la première heure ont reproché à Smart de s’être écarté de ses origines, en produisant des modèles de plus en plus gros et grands, bien loin de l’esprit de la petite puce des débuts (lancée en 1997 sous l’impulsion de Nicolas Hayek, le fondateur de la marque horlogère Swatch), et qui n’ont rien de fondamentalement différents par rapport au reste du marché automobile. Avec la #2, la marque (détenue à 50/50% par Daimler et le groupe chinois Geely) revient à ses origines et retrouve son originalité.
Gabarit rikiki, mais grand coffre
Plus de deux ans après la fin de sa commercialisation, voici donc le retour de la mini-Smart, désormais baptisée #2 et très proche du concept présenté au printemps dernier. La nouvelle venue mesure 2,75 m de long (soit seulement 5 cm de plus que l’ancienne Fortwo) et 1,67 m de large hors rétros. Vu ce gabarit rikiki, le modèle reste évidemment une biplace, mais le coffre étonne : il offre 305 litres, voire 527 litres lorsque le siège passager est avancé au maximum.
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La voiture a été dessinée au centre de design de Sophia Antipolis, en France, par les équipes de Mercedes. La ligne est anguleuse et les jantes modestes (15 ou 16 pouces). La face avant rappelle l’ancienne Fortwo, avec une calandre grillagée et des feux triangulaires. La teinte bicolore de la carrosserie a été conservée, de même que le hayon à ouverture en deux parties (lunette et ridelle).
L’habitacle s’équipe d’un combiné d’instruments de 8,8 pouces et d’un écran central tactile de 10,1 pouces. On peut aussi disposer d’un toit vitré. L’absence de console entre les passagers permet de passer facilement d’un côté à l’autre de la voiture, par exemple pour sortir par la portière opposée si besoin.
Elle braque dans un mouchoir
Cette petite Smart s’articule autour la cellule de sécurité Tridion Evo de nouvelle génération, qui enveloppe l’habitacle d’une structure robuste en cas de choc. Taillée pour la ville avant tout, cette #2 s’annonce extrêmement maniable, avec un diamètre de braquage de 6,95 m seulement (contre par exemple environ 10 m pour une Renault Twingo E-Tech).
290 km d’autonomie
La Smart #2 repose sur la plate-forme ECA (Electric Compact Architecture) développée par Geely et Mercedes. Le modèle est une propulsion animée par un petit moteur arrière de 82 ch/130 Nm. Vu le poids de seulement 1.140 kilos, les performances sont honnêtes, avec un 0-100 km/h en 11,6 secondes et une vitesse de pointe de 140 km/h.
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La batterie LFP est fournie par le spécialiste chinois CATL et dispose d’une capacité de 35,8 kWh bruts/34,5 kWh utilisables. Le constructeur annonce au maximum 290 km d'autonomie WLTP, contre par exemple 263 km pour la Renault Twingo E-Tech.
La pile accepte une recharge DC de 65 kW et il faut alors 20 minutes pour passer de 10 à 80% de batterie. Le chargeur AC embarqué est de 7,4 ou 11 kW selon le niveau de finition, pour une recharge de 10 à 80% en respectivement 5h ou 3h. La fonction V2L permet d’alimenter des appareils électriques externes.
La Smart #2 est déjà disponible à la commande en Belgique: le tarif s'échelonne de 19.990 à 25.690 euros selon le niveau de finition. Il se dit que la gamme pourrait aussi se garnir d’une version cabriolet et d’une variante à 4 portes, comme par le passé.
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