Que Nissan tienne à l’emblème GT-R, cela va de soi : cette voiture de sport est un véritable symbole, surtout pour la jeune génération de passionnés d’automobile. Pourtant, dans le contexte automobile actuel – instable – où Nissan est en difficulté et où l’avenir des voitures de sport classiques reste incertain, un retour n’a rien d’évident.
Malgré cela, le logo GT-R reviendra un jour, a annoncé Ivan Espinosa, directeur du développement produit chez Nissan, lors de la cérémonie marquant la fin de la production de l’actuelle génération.
Après pas moins de 18 ans et environ 48 000 exemplaires produits, les Japonais débranchent leur modèle le plus sportif, connu pour ses performances fracassantes sous le surnom de « Godzilla », ou encore sous son code officiel : R35.
L’équivalent de la 911 Turbo
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Comme pour les générations précédentes du modèle, encore appelées à l’époque « Skyline GT-R », la technologie occupait une place centrale dans la R35. La génération actuelle était équipée d’un V6 biturbo de 480 ch à l’origine, d’une boîte robotisée à double embrayage et d’un système de transmission intégrale innovant. En 2007, cela faisait de lui l’équivalent de la Porsche 911 Turbo, mais à un prix nettement plus abordable.
Autre innovation marquante : le système de télémétrie embarqué. Le design élégant des cadrans numériques sur l’écran central – affichant toutes sortes de données, y compris les forces G – séduisait tout particulièrement la jeune génération de fans de voitures de sport, bercée par la PlayStation et le jeu Gran Turismo.
Comme les générations précédentes, Nissan a également brillé avec la GT-R sur le célèbre circuit Nordschleife du Nürburgring, où la voiture a été développée. Pour cela, le constructeur a fait appel à un vétéran belge : Dirk Schoysman, pilote d’essai anversois avec des dizaines de milliers de tours à son actif sur ce circuit.
Déjà absente d’Europe depuis un moment
Avec le temps, la GT-R a évolué, avec l’arrivée de versions encore plus performantes comme la Nismo. Les réglages et l’aérodynamique ont également été régulièrement revus, si bien qu’une GT-R de 2025 est sensiblement différente de celle de 2007. Le fait qu’elle ait toujours une allure moderne témoigne du design fonctionnel et intemporel de la voiture.
Depuis 2022, elle n’était plus en vente en Europe, où de nouvelles normes de bruit plus strictes étaient entrées en vigueur. Nissan n’a pas jugé utile de procéder aux adaptations nécessaires uniquement pour l’exportation vers l’étranger.
À la fin, elle n’était donc plus disponible qu’au Japon. Là-bas, on chérit ce vieux guerrier : plus d’un tiers des GT-R R35 produites sont restées au pays. Pour les générations plus anciennes, ce chiffre était encore plus élevé, car elles étaient uniquement construites avec un volant à droite et destinées presque exclusivement au marché intérieur.
Hybride ou électrique ?
« Nous comprenons que les attentes (concernant un successeur, ndlr) sont élevées », a déclaré Espinosa lors de la fin de la production. Je ne peux que demander de la patience. Nous n’avons pas encore de plan concret aujourd’hui, mais la GT-R continuera d’évoluer et fera son retour à l’avenir. »
Sous quelle forme ce retour se fera – avec un moteur thermique rugissant, une motorisation électrique ou une combinaison des deux – reste à ce jour incertain.
Nissan a toutefois présenté il y a quelques années une étude de concept d’une GT-R électrique développant environ 1 000 kW, soit plus de 1 300 ch, sous le nom de « Hyper Force ». Au printemps dernier, un haut responsable américain de Nissan a d’ailleurs confié au site The Drive qu’un nouveau modèle GT-R hybride était prévu d’ici quelques années. À suivre mais pour l’instant, Godzilla entre en hibernation.
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