Le 15 octobre, Porsche dévoilera un aperçu d’une « éventuelle future plateforme de supercar à moteur central ». Le constructeur de Stuttgart n’en dit pas plus pour l’instant, sinon qu’il développe une nouvelle sportive, provisoirement baptisée « Mission S ». Elle prendra place au-dessus de la 911…
Reste à savoir quelle motorisation elle adoptera : électrique, V8 ou une combinaison des deux, comme sa devancière, la 918 Spyder ? Difficile de trancher à ce stade. Une chose est sûre : le nouveau directeur général, Michael Leiters, compte sur ce type de produits pour contrer la baisse des bénéfices.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
En 2025, Porsche a vendu un peu moins de 280.000 voitures dans le monde, contre plus de 300.000 quelques années auparavant. Pour un chiffre d’affaires de 36,2 milliards d’euros, son bénéfice n’a atteint que 413 millions d’euros, soit moins d’un dixième de celui de l’année précédente.
Vendre moins, gagner plus
Leiters veut que Porsche reste rentable, même avec des ventes annuelles théoriques inférieures à 200.000 unités. L’idée est donc de vendre moins tout en gagnant plus ! C’est l’objectif inscrit dans son plan pour l’avenir, tout juste présenté sous le nom de « Sportwagenschmiede ‘35’ » (« forge de voitures de sport » en allemand).
Les marges bénéficiaires doivent donc remonter fortement, en allant chercher l’argent là où il se trouve : auprès des plus fortunés qui achètent des Ferrari ou des Rolls-Royce !
Une supercar plus chère que la 911 doit notamment permettre de séduire cette clientèle. Les versions les plus onéreuses de la 911 dépassent déjà les 250.000 euros, sans la moindre option : voilà qui donne une première idée du niveau de prix envisagé. Il paraît toutefois plus probable que la nouvelle supercar coûte au moins autant que la 918 Spyder, que Porsche facturait environ 800.000 euros il y a une quinzaine d’années.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
D’autres modèles dans les cartons
Porsche ne compte pas s’arrêter là. Lors d’une journée dédiée aux investisseurs cette semaine, Leiters a aussi annoncé de nouveaux modèles dans le haut des segments D et E, où évoluent les Panamera, Cayenne, Macan et Taycan. On savait déjà que le constructeur allemand préparait un SUV à 7 places, plus grand que le Cayenne. Connu en interne sous le nom de code K1, il vise surtout le marché américain.
Autre annonce : un deuxième SUV, plus compact, viendra rejoindre la gamme aux côtés du Macan électrique. Il sera proposé avec des motorisations thermiques ou hybrides rechargeables. Reste à savoir s’il s’agira d’une voiture entièrement nouvelle, d’un Macan revu et adapté, voire de la génération précédente remise à jour. Une chose est claire : Porsche ne veut pas tout miser sur l’électrique, même si cette catégorie a aujourd’hui le vent en poupe grâce aux prix élevés du pétrole.
Pour les successeurs des 718 Boxster et Cayman, en revanche, Porsche maintient sa stratégie : ils seront exclusivement électriques. Ces modèles auraient dû arriver depuis longtemps, mais sont désormais annoncés pour 2028.
Parallèlement, le constructeur souabe va réduire son offre. On ne sait pas encore exactement comment, mais l’objectif est de proposer 20 % de variantes en moins.
Des options pour gonfler les marges
Pour gagner davantage, Porsche mise aussi sur des possibilités de personnalisation encore plus étendues qui rapportent des sommes démesurées aux marques de luxe britanniques et italiennes ! En élargissant le choix de couleurs, de tissus et de finitions, Porsche veut gagner pas moins de 20 % de plus sur ses modèles les plus prestigieux !
Le constructeur entend également augmenter les ventes de kits de préparation maison, proposés par sa filiale Manthey Racing. Il porte pour cela sa participation dans l’entreprise aux deux tiers du capital.
À cela s’ajoutent des économies : 20 % sur les coûts de développement, 30 % sur les frais de personnel et 10 % sur le coût des matériaux utilisés en production. À moyen terme, les dépenses liées à la direction doivent même baisser de 40 %. Ces mesures viennent s’ajouter aux milliers de suppressions de postes déjà annoncées.
Des milliers de conducteurs belges suivent déjà Gocar pour rester informés et découvrir les meilleures offres d'occasion et neuves. Vous aussi, restez informé :