En Wallonie, un certain nombre de radars fixes installés le long des routes n’étaient plus opérationnels. En cause : un manque de têtes de radar actives à installer dans les boîtiers. Plusieurs appareils ont ainsi été laissés à l’abandon pendant de longues périodes. Ce phénomène contraste avec le déploiement intensif d’équipements modernes comme les radars-tronçons – au nombre de 71 dans la région – et qui sont tous fonctionnels selon les derniers chiffres du SPW Mobilité-Infrastructures récoltés par nos confrères de SudInfo.
Au nombre de 268 sur le territoire, les boîtiers fixes dépendent de têtes amovibles que les zones de police déplacent d’un point à l’autre. Actuellement, seules 181 têtes de radar sont disponibles pour les équiper, ce qui signifie qu’environ un tiers du parc ne peut être utilisé simultanément. À cela s’ajoutent aussi des facteurs d’inopérabilité tels que le vandalisme, les dommages accidentels ou encore les opérations de réhomologation.
Le ministre en charge de la Mobilité, François Desquesnes (Les Engagés), a indiqué au parlement que 7,46% des boîtiers sont aujourd’hui hors service. La majorité de ces unités inutilisables est en cours de diagnostic ou de réparation dans le cadre d’un vaste inventaire technique mené avec les zones de police locale. L’objectif est double : identifier les dispositifs non fonctionnels et organiser leur remise en état ou leur remplacement.
Stratégie de modernisation
Face à cette situation, la Région wallonne prévoit en 2025 une redistribution des têtes radar disponibles avec la volonté affirmée de renforcer la sécurité routière. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus globale de modernisation et de rationalisation du parc. Le mot d’ordre : faire en sorte que chaque radar installé joue véritablement son rôle... et rapporte de l’argent.
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Malgré la montée en puissance de technologies plus sophistiquées comme les caméras à reconnaissance de plaques (ANPR), les radars fixes demeurent des outils essentiels de contrôle dans le paysage routier aux yeux du SPF et de la police. Mais leur efficacité repose évidemment sur leur capacité à être perçus comme actifs. Une boîte vide ne dissuade effectivement personne. La réactivation des boîtiers vise donc aussi à restaurer la crédibilité du système aux yeux des automobilistes.
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